La directrice régionale de l'UNICEF pour l'Afrique de l'Est et Australe, Mme Etleva Kadili, a effectué une visite aux Comores pour constater les avancées des projets menés par son agence en faveur des enfants et des communautés.
C’est lors d'un point de presse tenu samedi 24 janvier dernier au bureau de l'UNICEF que l'agence a mis en avant les impacts réels de ses interventions dans les domaines de la santé, de l'éducation, de l'eau et de la protection contre les violences faites aux enfants au niveau national. « Sur le terrain, il apparaît clairement que les centres de santé, les plus proches des communautés et des agents de santé communautaires formés, constituent la première ligne de défense pour sensibiliser les populations et assurer une détection précoce des pathologies », a déclaré la directrice régionale, Mme Etleva Kadili dans son discours. L’équipe a également visité récemment le village de Kowe à Anjouan, où elle a pu constater les bénéfices de l'accès à l'eau potable pour les familles, en particulier les femmes et les filles.
« En me rendant dans les communautés, les écoles et les structures de santé, j'ai pu constater des impacts réels en santé, éducation, eau et protection contre les violences faites aux enfants, tout en mesurant l'urgence d'accélérer les efforts pour atteindre les enfants les plus vulnérables », a-t-elle ajouté. En juin dernier à Pomoni, l'équipe a visité une école primaire rénovée à la suite du passage du cyclone Chido. Grâce à l'appui de l'UNICEF, un centre de santé a aussi été équipé en équipements solaires (panneaux et autres kits), pour une autonomie énergétique permettant désormais aux soignants de travailler dans de bonnes conditions, puis aux patients de bénéficier de soins de qualité. Un service d'écoute pour les femmes et les enfants victimes de violences a été mis en place. Sachant que la région de Pomoni est signalée comme étant très vulnérable au changement climatique.
Par ailleurs, l'UNICEF travaille en partenariat avec l'union des Comores et des organisations internationales afin d'améliorer l'accès aux services essentiels pour les enfants et les communautés. Les projets menés par l'agence incluent particulièrement la réhabilitation de salles de classe et de latrines, la fourniture de matériel scolaire et l'installation d'énergie solaire dans les écoles. Malgré ces avancées, l'amélioration des apprentissages constitue désormais le principal défi. Par conséquent, la directrice régionale de l'agence a rencontré les autorités comoriennes, notamment les ministres de la santé, de l'éducation, de la promotion du Genre ainsi que celui des finances, dans le but de discuter des moyens de renforcer les efforts en faveur des enfants.
Rappelons que le Fonds des Nations unies pour l'enfance a également lancé des initiatives sur le territoire national, dans l'optique de lutter contre les violences faites aux enfants et aux femmes, ceci à travers les clubs d'adolescents et les services d'écoute pour une prise en charge des victimes de violences. De 2022 à 2024, il a soutenu l’ouverture de sept nouveaux services aux Comores, à l'aide des fonds de l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA). Notamment, à Pomoni, Domoni et Bandrani (Ndzuani), Koimbani-Oichili, Foumbouni et Mitsamiouli (Ngazidja), ainsi qu’à Nioumachoua (Mwali).
Selon ce qui a été présenté pendant la conférence, force est de constater l'avancement. Certes, le pays a réalisé des progrès significatifs dans la réduction de la mortalité infantile, la malnutrition chronique et l'augmentation de la scolarisation. Il est essentiel de maintenir le cap politique et les investissements pour atteindre les objectifs de développement durable 2030.
Hamdi Abdillahi Rahilie (Stagiaire)
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