La Gazette

des Comores

Une prière et une marche pacifique à Ntsoudjini pour Agwa

Une prière et une marche pacifique à Ntsoudjini pour Agwa © : HZK-LGDC

Les amis et proches d’Abdallah Abdou Hassane alias Agwa, ont organisé à Ntsoudjini une marche pacifique en signe de solidarité à la sortie d'une prière à l’initiative de certains hommes politiques de l'opposition dont Mouigni Baraka et Razida.


Le 6 janvier dernier, les amis d’Abdallah Abdou Hassan ont organisé une prière et une marche pacifique, pour marquer les 12 mois de son emprisonnement. Plusieurs personnes des membres du comité de soutien de ce directeur de Labarak FM ont fait le déplacement à Ntsoudjini, sa ville natale où ils sont venus rejoindre l’ex gouverneur de l’île de Ngazidja, Mouigni Baraka Said Soilih, et ses partisans de cette ville venus en masse.

Après une prière, Ibrahim Abdourazak Razida montre qu’Abdallah Agwa a été incarcéré illégalement. Il s'agit selon lui d'une violation de sa liberté en tant qu’être humain. « Aujourd’hui, nous n’avons aucune force, notre seul pouvoir est de prier Dieu de nous venir en aide. Et nous sommes très optimistes que le Bon Dieu va exhausser nos prières », avance-t-il, en présence des femmes de la ville qui ont exprimé leur colère en demandant sa libération.

Quant au comité de soutien qui a été représenté par Zalihati Bacar, il parle d’un non-respect des droits des enfants comoriens. D'après elle, tout le monde est responsable. « Ce qui arrive à Agwa aujourd’hui, peut arriver à nos enfants demain. Et si nous croisons les bras, tout le monde sera la cible demain », croit-elle, tout en précisant que cela concerne toutes les couches de la société. En s’adressant aux politiciens, notamment au gouvernement, Zalihati Bacar déclare que « nous sommes venus pour parler haut et fort et dire ce qu’on doit faire pour l’avenir de notre pays. Disons haut et fort ensemble qu’on veut la libération d’Abdallah Agwa enfermé illégalement».

Pour Maitre Gérard Youssouf, avocat d’Abdallah Abdou Hassane, son client est enfermé illégalement et vit dans de conditions inhumaines. « Abdallah n’a pas droit à des visites comme d’autres prisonniers. Comment une telle décision peut-elle être prise sans que la justice ne nous prévienne », s’interroge-t-il, avant d’ajouter que «nous n’avons reçu aucune ordonnance ni jugement. Nous avons saisi la justice qui n’a pas répondu à notre demande».

Ibnou M. Abdou

 


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