La Gazette

des Comores

Une cinquantaine de jeunes en formation sur le dialogue social

Une cinquantaine de jeunes en formation sur le dialogue social © : HZK-LGDC

Une équipe tripartite de cinquante jeunes femmes et hommes en formation de 4 jours sur le renforcement des bases du dialogue social et du cadre institutionnel aux Comores, assurée en vidéo-conférence par des experts internationaux. Une occasion pour le ministre de l’emploi d’appeler les acteurs du dialogue social à unir leurs forces afin d’œuvrer pour la cohésion sociale à l’échelle nationale.


Du 17 au 20 mai dernier,  une équipe de moins de 50 personnes composée de représentants du ministère du travail et de l'emploi, des représentants des travailleurs, la CTC et de représentants des employeurs, le MODEC, était en formation sur le renforcement des bases du dialogue social et du cadre institutionnel aux Comores. Pour Salim Soulaimana, secrétaire général de la Confédération des travailleurs (CTC), cette formation se tient « à un moment où plusieurs acquis du dialogue social aux Comores semblent traverser un moment de turbulence ».

 

D’après lui, la CTC s'est engagée à poursuivre les formations de ses affiliées pour le renforcement de leurs capacités et de privilégier le dialogue social comme moyen pour régler les contentieux de travail.  « Cette formation est l'occasion pour les mandants comoriens de conjuguer leurs efforts afin de renforcer le dialogue et parvenir à des consensus qui leur permettront de renouer avec une confiance réciproque en faveur des acteurs du monde du travail dans un esprit de relance de notre économie mise à mal par les effets pervers des mesures de lutte contre le coronavirus », avance-t-il avant d’ajouter que certaines décisions prises par le ministère en charge du travail « vont dans la bonne direction mais insuffisantes ».

 

En sa qualité́ de président du MODEC, le mouvement des entreprise comoriennes, et au nom des autres organisations d'employeurs avec lesquelles il travaille, Ali Bazi Said Mourad soulève des difficultés qui s’affichent à cause d'un faible niveau de dialogue social. Il s'agit par exemple, à ses yeux, de la sécurité et santé au travail, l'application du Code du travail, des droits et devoirs des employeurs et travailleurs, de la fixation du salaire minimum, de l'assurance maladie, de l'adéquation sur la formation à l'emploi de la productivité́ en entreprise, ou encore du respect des normes sectorielles. « Je reste donc impatient quant à l'atteinte des objectifs a l’issue de cette formation », déclare celui qui remercie au passage l'Organisation Internationale du Travail et de ses représentations au niveau régional, dont le BIT à Madagascar pour avoir appuyé́ l’organisation de cette formation.

 

Il faut rappeler que cette formation de 4 jours a été assurée par des experts notamment Dr Raine, Dr Serge et Frederic et Mme Delfine en vidéo-conférence. Le ministre de l’emploi appelle à un soutien des différents acteurs du dialogue social pour unir leurs forces afin d’œuvrer à la cohésion d’un dialogue social égal et équitable à l'échelle nationale.

 

Ibnou M. Abdou

 


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