La Fédération Comorienne des Consommateurs a émis un cri d’alarme samedi dernier suite à la découverte des bouteilles d’eau minérale qui avaient la présence d’algues et de petits résidus. Elle appelle les autorités publiques à prendre leurs responsabilités.
On dirait de l’eau sale. Mais en voyant la bouteille bien fermée et une date d’expiration de 6 mois, on se dit que c’est de l’eau minérale propre à la consommation. Samedi dernier, la Fédération Comorienne des Consommateurs (FCC) a fait une surprenante découverte sur l’eau minérale de marque Beniteau. Elle a découvert des bouteilles d’eau qui avaient la présence d’algues à l’intérieur ou bien des petits résidus. Elle demande la non-commercialisation de ce produit provisoirement.
« Imaginons qu’on achète cette bouteille d’eau le soir et on ne fait pas attention, on aurait bu l’eau et on ne se serait pas aperçu du danger », martèle Said Abdallah Mchangama, le président de la FCC. « On demande que la société arrête provisoirement sa commercialisation en attendant des analyses » dit-il.
Actuellement, la FCC ne va pas dire que l’eau est dangereuse car elle n’a pas l’expertise requise pour le dire. Elle attend l’intervention de l’Université des Comores, seule capable de faire cette analyse. « L’eau est vitale pour la vie. Aujourd’hui, la majorité de la population comorienne boit de l’eau minérale pour éviter la typhoïde. Mais si aujourd’hui, cette eau que tout le monde désire est sale, on est mal embarqué », poursuit-il.
La FCC demande en retour aux autorités comoriennes d’effectuer des contrôles et vérifier aussi l’endroit où l’eau est fabriquée. « A première vue, on dirait que l’eau n’est pas bien filtrée », dit-il, avant d’ajouter que « on croirait de l’eau des bidons de 20 litres pas bien nettoyés ».
Pour rappel, ce n’est pas la première fois que la FCC fait des découvertes surprenantes sur des produits. On se rappelle des tomates contrefaites, des laits avariés ou bien l’huile de Tournesol. Face à ce nouveau cas, la FCC demande encore une fois à l’Etat comorien d’équiper le service phytosanitaire. « Je ne peux pas dire aujourd’hui que le service phytosanitaire est défaillant parce qu’il n’a pas les moyens nécessaires pour travailler. Il est le seul qui soit capable de contrôler les produits dès son entrée dans notre territoire jusqu’à sa commercialisation. Si nous voulons combattre les maladies non transmissibles, l’Etat doit prendre ses responsabilités », conclut le président de la FCC.
Mohamed Youssouf
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