La mairie de Moroni a organisé depuis dimanche dernier une opération de désengorgement de la capitale. Du long du littoral en passant pas les routes principales ou bien les trottoirs, la mairie veut rendre la capitale attractive et agréable à vivre.
Cette fois la mairie de Moroni passe aux actes. 5 ans depuis que les personnes concernées par les démolitions étaient sommées à quitter les lieux, la mairie de la capitale a montré son nouveau visage de rendre attractive et agréable la ville. Depuis dimanche, des démolitions de cabanes sont effectuées tout le long du littoral de Moroni, et la mairie a poursuivi son opération en chassant les vendeurs ambulants des trottoirs du tronçon El Maarouf-Volo-Volo.
« Toutes ces personnes étaient averties par les précédentes administrations municipales, et par nous aussi. Le 21 décembre dernier, nous leur avons envoyé un préavis leur disant qu’ils devraient quitter les lieux le 5 janvier et commencer la destruction le 8 janvier. Alors aujourd’hui, ils ne peuvent pas invoquer une quelque forme d’ignorance », déclare Moustoifa Chamssoudine, le maire de la capitale.
L’objectif de cette grande opération dans la capitale est d’avoir des routes propres, un littoral agréable pour se promener et un visage plus épanoui de la capitale. « C’est inacceptable que des gens s’affairent à dénaturer la ville, le littoral et les routes. C’est une chasse aux occupations illégales et à la construction non autorisée dans le but de donner à la capitale une allure digne des capitales du monde », poursuit-il.
Le maire de la capitale parle d’une opération réussie et promet de mettre en place d’autres initiatives pour redonner à ville son image de vitrine du pays. « Ces personnes ne sont pas des étrangers mais ils sont tous des comoriens. Alors aujourd’hui, ce sont eux qui devraient réfléchir et trouver un endroit approprié pour leurs activités », ajoute-t-il.
Le ministre de l’intérieur a quant à lui apprécié cette démarche de la mairie de la capitale. Il reste convaincu que les comoriens sont habitués à entendre les paroles mais pas voir des actes. « C’est dérangeant pour la capitale. On ne peut prendre aujourd’hui les trottoirs et les transformer en boutiques ou en magasins. S’ils veulent faire des boutiques, qu’ils louent des locaux adaptés », lance Mohamed Daoud.
Selon le premier flic du pays, la mairie avait ordonné les petits commerçants d’aller installer leur commerce sur le site Grimaldi qui leur a été attribué. « Aujourd’hui, nous avons pris des mesures pour tout le monde et il ne faut en aucun cas les communautariser », prévient le ministre de l’intérieur. Le ministre a parlé du succès d’une opération similaire menée à Mutsamudu à Anjouan.
Mohamed Youssouf
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