Après des vives tensions opposant l'Ordre des pharmaciens, le ministère de la santé et l'Anamev, un compromis est trouvé par la satisfaction de certaines doléances formulées par les pharmaciens. Parmi elles, l’annulation de l’obligation de formuler une demande à chaque importation de médicaments.
Après de longues discussions, l’Ordre des pharmaciens, le ministère de la santé et l’Anamev (Agence nationale des médicaments) sont parvenus à un consensus concernant l'importation des médicaments. Mais également, la réduction des pouvoir que l'Anamev s’était vu attribuer sur le contrôle des structures pharmaceutiques. Une situation que les pharmaciens n’ont cessé de dénoncer. Dans un entretien accordé à La Gazette des Comores sur le sujet, le secrétaire général de l'Ordre des pharmaciens, Hassane Barwane rassure que les députés ont compris leurs revendications.
« Ils ont estimé qu’il n’y a pas de raison pour que les pharmaciens ne commandent pas des médicaments. Une chose qui était quasi impossible sans la licence de l'Anamev », indique-t-il. Les pharmaciens trouvaient anormal de toujours demander une autorisation pour chaque commande de médicaments alors qu'ils ont eu l'autorisation d'exercer. Désormais, ils ont le droit de commander mais en suivant des modalités strictes. « Pour le moment, étant donné qu'Ocophrama est le seul grossiste sur place et cela concerne plutôt le public, nous pouvons commander à notre tour mais il y'a juste des modalités à suivre par rapport à la création de l'Anamev », explique-t-il.
L'autre revendication concerne les attributions de l'Anamev. Cette dernière disposait d’un pouvoir jugé exorbitant aussi bien au niveau de la régulation qu'au niveau de la création des pharmacies. L'ordre des pharmaciens a cependant estimé que le rôle de l'Anamev doit se limiter à la régulation de la vente des médicaments et non l'ouverture des pharmacies. Une revendication qui a été bel et bien prise en compte par le ministère de la santé. « A présent, l'Anamev n’a qu'un seul rôle : la régulation des produits », se réjouit notre source.
Le secrétaire général de l’Ordre a profité de l’occasion pour s’exprimer sur la décision de retirer la médecine vétérinaire du code de la santé et la confier au ministère de la Production. Pour, il s’agit d’une erreur. Pour rappel, la Nouvelle Opaco a remis au ministère de l’économie un rapport comportant plusieurs propositions, dont des recommandations spécifiques aux pharmaciens professionnels.
Andjouza Abouheir
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