La Gazette

des Comores

Télécommunications : Telco s’oppose au Gateway

Télécommunications :  Telco s’oppose au Gateway © : HZK-LGDC

Si Comores Télécom a déjà signé le contrat mettant ses appels entrants et sortants contrôlés à travers le système Gateway mis en place par l’ANRTIC et le ministère des Télécommunications, la société Telco refuse de parapher le contrat. Le patron de l’Association des consommateurs des TICs Hamidou Mhoma trouve que « Telco s’en tient aux textes tout simplement ».


Il n’est un secret pour personne. La société Telco a, dans un courrier adressé au ministère des Postes et des Télécommunications, annoncé ne pas vouloir faire partie du système de sécurité et contrôle pour la communication appelé Gateway. La décision prise par la marque jaune tombe après que l’opérateur historique Comores Telecom ait, selon nos informations, paraphé le contrat. Contactés par nos soins, ni le ministère de tutelle ni l’Autorité Nationale de la Régulation des TIC (ANRTIC), n’ont souhaité faire de commentaire. Idem du côté du deuxième opérateur malgré leur décision de ne pas accepter ce système de contrôle des communications pouvant selon en tout cas le ministre des Télécommunications, faciliter l’accès à la communication pour tous les citoyens comoriens, contrôler et surveiller les appels entrants et sortants tout en épargnant les contenus des conversations.

 

Interrogé sur la position de Telco, le patron de l’Association Comorienne des Tic (ACTIC), Hamidou Mhoma trouve cela « normal ». Ce dernier s’appuie sur le cahier de charges établi pour la licence globale accordée au deuxième opérateur établi aux Comores depuis 2017 pour dire que « il est exclu explicitement la mise en place du Gateway par l’ANRTIC ou une autre entité autorisée par celle-ci ». « Telco s’en tient aux textes tout simplement », soutient Hamidou Mhoma s’appuyant en effet sur un autre élément de droit important que « ce même cahier de charges stipule que toute modification éventuelle de celui-ci doit être communiquée un an avant son entrée en vigueur ».

 

Ceci sous-entend que, selon le patron de l’ACTIC, « Telco a un an pour marquer son accord ou pas au sujet du Gateway ». Se voulant rassurant, Hamidou Mhoma rappelle que l’association a dénoncé ce Gateway « pour son inefficacité » et précise sur les faits qu’imposer quoi que ce soit à Telco « serait contraire aux textes ». « L’ANRTIC ne peut pas participer à la rédaction du cahier de charges et vouloir ne pas respecter le contenu. C’est vraiment un comble », s’indigne-t-il.

 

Le projet de sécurité et de contrôle pour la communication, Gateway, annoncé en mars dernier lors d’une conférence de presse conjoint entre le ministre des Télécommunications Ahmed Ben Said Jaffar, et le directeur général de l’ANRTIC Said Mouinou Ahamada, ne fait pas l’unanimité. Du côté de l’ACTIC, on parle d’une « supercherie » reconnaissant ainsi que la mission de sécurisation et de contrôle des communications est conférée au régulateur qu’est l’ANRTIC. De l’autre côté, on dénonce la société choisie, Asteria, laquelle, selon des sources concordantes, « n’est autre que la société Zeus », une société qui a eu entre 2015 et 2018 un litige avec l’opérateur historique, Comores Télécom et qui est repartie avec une ardoise de plusieurs millions de nos francs.

 

A.O Yazid

 


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