La Gazette

des Comores

Télécommunications : Plus de services pour une baisse des tarifs

Télécommunications :  Plus de services pour une baisse des tarifs © : HZK-LGDC

L’Agence nationale pour la régulation des TIC (ANRTIC) a lors d’un atelier dans un hôtel de la place mis l’accent sur la sensibilisation des opérateurs économiques sur l’entrée des Fournisseurs d’Accès et Services Internet en Union des Comores (FAI/FSI). Lors de cet atelier qui a réuni bon nombre de personnalités du monde économique du pays, le directeur général de l’ANRTIC et le secrétaire général du ministère en charge des Postes et Télécommunications, des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) ont exprimé la nécessité de la mobilisation des acteurs économiques fiables.


Plus de service et d’accès avec des coûts et des tarifs qui tendent à la baisse, c’est la principale mission de cet atelier. Raison pour laquelle le directeur général de l’ANRTIC, Said Mouinou Ahamada tente avec l’appui et le soutien du gouvernement de faire du secteur « un facteur clé pour le développement économique ». « Face à l’importante croissance de la communication data et dans la mesure où l’internet est devenu aujourd’hui le produit phare du secteur des télécommunications, il est temps de mobiliser toutes les forces vives pour faire de cet outil, un facteur du développement économique et social de notre pays », lance Said Mouinou Ahamada.

Ce dernier explique que la réduction des coûts pour l’accès à l’internet est un moyen de lutte contre la pauvreté. « Dans le cadre des 17 Objectifs du développement durable (ODD) adoptés par les Etats membres de l’ONU, le numérique et plus particulièrement l’accès à internet à un coût abordable, rentre dans la liste des priorités onusiennes pour mettre fin à la pauvreté, lutter contre les inégalités et le chômage », poursuit-il. Said Mouinou essaie de renouveler auprès de l’assistance l’importance croissante du processus de numérisation des économies et des sociétés comme levier d’émergence, de croissance et d’inclusion.

Outre Said Mouinou Ahamada, le secrétaire général du ministère en charge des Postes et Télécommunications, des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), Mohamed Said Salim Dahalane exprime la volonté du gouvernement d’offrir un accès et un service internet fiable en mobilisant les acteurs économique capable de prendre une part active et en se constituant comme investisseurs. Selon Salim Dahalane, les acteurs se doivent d’accélérer et d’émanciper le secteur.

« Nous devons créer les conditions d’accélération et d’émancipation des communications électroniques de manière à faire de notre pays, un des modèles de référence. Et la recette n’est pas magique : plus de services et d’accès avec des coûts et des tarifs qui tendent à la baisse », rappelle-t-il. « C’est pourquoi le gouvernement et le vice-président en charge des TIC réitèrent la nécessité et le soutien de cette initiative en réunissant les décideurs économiques et les membres du secteur pour partager une réflexion et explorer des pistes d’investissements d’avenir », a-t-il conclu.

Créer un environnement propice, développer les infrastructures et l’utilisation des TIC permettent une amélioration des Fournisseurs d’Accès et Services Internet en Union des Comores (FAI/FSI). Raison pour laquelle les experts qui ont animé cet atelier n’ont manqué à aucun point. Du secteur des TIC aux Comores aux enjeux économiques et techniques qu’elles peuvent entrainer et le cadre réglementaire des opérateurs soumis au régime de la déclaration, tout a été discuté. Pour ces experts, les FSI entrent dans le marché prometteur et contribuent au développement des TIC par les entreprises. Cependant, pour être fournisseur des services internet (FSI) il faut d’abord être détenteur d’un FAI.

A cet effet, on a évoqué la nécessité de développer les services pour les opérateurs locaux à savoir Comores Télécom et TELCO. Toutefois lutter contre la cybercriminalité et améliorer les services dans les zones périphériques de Moroni, sont des objectifs qui doivent être pris en considération pour une ouverture à d’autres fournisseurs. Pour la Banque Mondiale et le projet RCIP4 l’accent doit être mis sur la réduction du coût.

A.O Yazid

 


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