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Télécommunications / L’ANRTIC regrette un revirement de Comores Telecom

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Télécommunications / L’ANRTIC regrette un revirement de Comores Telecom © : HZK-LGDC

Malgré l’accord proposé par l’autorité nationale de régulation des tics (ANRTIC) signé entre Comores Telecom et Telma Comores, l’interconnexion n’a toujours pas eu lieu.


Selon le directeur de l’autorité de régulation, Said Mouinou, la société nationale des télécommunications aurait fait un revirement inattendu. Il a soutenu que la direction de Comores Telecom exige maintenant la révision de la convention d’établissement, la suppression des avantages fiscaux accordés à Telma et une révision des tarifs des appels internationaux de leur concurrent avant de mettre en application l’accord d’interconnexion nationale.

« Nous sommes des régulateurs et les préalables avancés par Comores Telecom avant de mettre en application les tarifs de l’interconnexion nationale relèvent du gouvernement », a déclaré Mr Said Mouinou. Et de poursuivre : « nous ne pouvons pas intervenir pour demander une révision de la convention d’établissement. Nous ne pouvons pas non plus signer un arrêté pour suspendre les exonérations et autres avantages accordés au nouvel opérateur. Nous n’avons pas ces compétences ».

« Le régulateur national intervient pour contrôler la qualité et les prix des services nationaux proposés par les opérateurs. On se doit de veiller à ce qu’aucun opérateur n’impose des tarifs excessifs ou trop bas pour éviter une concurrence déloyale. Mais pour ce qui est des appels internationaux, ce n’est pas de notre ressort », a-t-il martelé.

Il a rappelé que le régulateur n’a pas accès aux conventions signées par les sociétés nationales avec les opérateurs étrangers. « On ne peut pas imposer des tarifs, ni intervenir. Par contre l’Etat peut surtaxer quand il le juge nécessaire », a insisté Said Mouinou.   

Si l’on s’en tient aux déclarations du Directeur de l’ANRTIC, la direction de Comores Telecom a décidé de passer outre l’accord qu’elle signée. « Les deux opérateurs ont été consultés et ont donné leur accord avant la signature de la convention. Aucun de ces problèmes n’a été soulevé auparavant. C’est regrettable », a-t-il affirmé.

En attendant, le régulateur privilégie les négociations et la médiation. « On a un délai de 30 à 90 jours pour essayer de résoudre ce problème à l’amiable. On préfère éviter les sanctions », a conclu le directeur de l’autorité de régulation.

 

Alhamdi A. Hamdi

  


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