La Gazette

des Comores

Télécommunication : Gateway, une plate-forme de sécurité et contrôle des communications

Télécommunication : Gateway, une plate-forme de sécurité et contrôle des communications © : HZK-LGDC

Le ministre des télécommunications et le directeur de l’Autorité nationale pour la régulation des TIC (ANRTIC), expliquent que ce nouveau système appelé Gateway est bénéfique d’abord pour le contrôle des communications, entrants et sortants, et la sécurité des redevances de l’État auprès des opérateurs. C’est une société étrangère qui, engagée sans appel d’offre, aura la tâche de mettre en place cette nouvelle plate-forme.


C’est une décision de l’État décrétée en décembre 2020 d’après les conférenciers. C’est avec la société luxembourgeoise Astéria que le ministère des télécommunications a décidé de reprendre les activités de contrôle des communications. Après cet accord dont les termes n’ont pas été dévoilés au public, le ministre Ahmed Ben Said Jaffar fait savoir que la société étrangère va devoir assister, l’Autorité Nationale de Régulation des TIC (ANRTIC) sur une durée qui n’est pas encore déterminée car ne disposant pas encore d’équipements nécessaires.

 

« Notre priorité c’est de faciliter l’accès à la communication pour tous les citoyens comoriens. Après cela, nous devons mettre en place des dispositions de contrôles et de surveillances des appels entrants et sortants tout en épargnant les contenus des conversations », explique le ministre des télécommunications lors d’un point presse qui a eu lieu dans son bureau samedi dernier. Selon lui, cette plate-forme appelée « Gateway » va permettre au régulateur qu’est l’ANRTIC de protéger les opérateurs présents sur le marché comorien contre les fraudes en citant l’exemple de Comores Télécom qui a été victime de ce genre d’actes. « Le secteur des télécommunications exige une parfaite sécurité et des contrôles impeccables pour protéger les sociétés et les utilisateurs », avance-t-il.

 

Techniquement, le patron de l’ANRTIC, Said Mouinou Ahamada évoque une couverture de pertes que l’État peut enregistrer car selon lui « il est difficile de vérifier si oui ou non les chiffres d’affaires que donnent les opérateurs correspondent ou pas à la réalité » et que « ce système va permettre à l’État de s’assurer sur ce qu’il en est des déclarations faites par les opérateurs car si un opérateur déclare un chiffre d’affaires qui est bas, cela impacte les bénéfices ». « Cette plate-forme va nous aider à sécuriser les réseaux des opérateurs aussi car ces derniers ne sont pas épargnés par les trafics frauduleux, simbox ou bypass », abonde-t-il.

 

Ce système dont l’ANRTIC va s’en servir sera installé et géré pendant une période qui n’est pas encore déterminée par une société étrangère qui a la mission de former les agents de la société nationale. Said Mouinou rassure quant à la protection de la vie privée et laisse entendre que le travail consiste à « mesurer le volume de communications et non le contenu ». Et selon les conférenciers, si tout se passe comme prévu, la nouvelle plate-forme sera opérationnelle d’ici le mois d’avril prochain.

 

A.O Yazid

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.