Aux moins trois élèves et deux surveillants ont étés retrouvés la main dans le sac aux épreuves du baccalauréat, série scientifique. L’Office national des examens et concours envisage de les présenter devant le conseil disciplinaire.
Deux élèves de la série scientifique du sous-centre de Mohoro ont été retrouvés samedi 15 août, en train de tricher pendant l’épreuve de philosophie. Ces deux candidats étaient avec leurs téléphones en train de filmer le sujet pour ensuite l’envoyer à un contact pour correction.
Joint au téléphone, le directeur de l’Onec (l’Office national des examens et concours) assure que les règles seront appliquées de la manière la plus stricte. « Toute tentative de fraude renvoie à l’élimination directe de l’élève. Les sanctions sont claires. L’élève aura une interdiction de se présenter au baccalauréat pendant au mieux 1 an, au pire 5 ans », nous confie Abdou Ali Abdallah, le directeur de l’Onec, connu par sa rigueur. « Après la fin des examens, le conseil disciplinaire va trancher sur leur sort », poursuit-il.
Il faut dire qu’il n’y a pas que les candidats qui s’adonnent à ces pratiques. Lundi 17 août, deux surveillants du sous-centre de Mitsamiouli ont été attrapés à leur tour en train d’aider les élèves en salle d’examen. Bien évidemment, la gendarmerie les a interpellés. Hier mardi 18 août, un autre élève a été trouvé en train de tricher dans l’épreuve de physique-chimie au centre de Moroni- Mboueni.
Face à cette situation, le directeur de l’Onec appelle les candidats de la série A4, qui vont débuter les épreuves ce mercredi matin, à faire attention. « Je lance un appel à la vigilance et à la prudence pour la série littéraire, dont les épreuves débuteront le mercredi 19 août. Qu’ils ne se laissent pas succomber à la tentation », prévient-il.
Soit dit en passant, un candidat sous traitement médical dans une clinique privée de Moroni est autorisé à faire le baccalauréat sous une surveillance policière Une première dans le pays. « Nous avons reçu son certificat, et après vérification, l’élève est autorisé à composer dans son lit d’hôpital vu son état», nous indique le patron des examens nationaux.
Andjouza Abouheir
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