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Transports aériens : Inter Iles Air voit le bout du tunnel

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Transports aériens : Inter Iles Air voit le bout du tunnel © : HZK-LGDC

A l’issue d’une ultime rencontre tenue à la présidence de la République hier après-midi, le directeur de cabinet du chef de l’Etat a promis une reprise « très prochaine » des activités des deux fleurons comorien, Inter Iles Air et AB Aviation, les deux sous l’emprise de l’aviation civile comoriennes.


L’ultime moment de vérité ! Hier dans la matinée, le président de la République a convoqué à Beit-Salam les parties prenantes de la crise qui sape le transport aérien en général, et la compagnie Inter Iles en particulier. Celle-ci, à titre de rappel, a menacé de déposer son bilan vu les multiples problèmes que l’Aviation civile comorienne ne cesse de lui faire subir après la mort clinique d’AB Aviation. La même rencontre a continué avec le directeur de cabinet du chef de l’Etat et le secrétaire général du gouvernement, jusqu’à 17h de l’après-midi.

« Le chef de l’Etat a donné des instructions fermes. D’abord sa vision qui est claire est de soutenir le secteur privé. Donc le gouvernement fera tout le nécessaire pour qu’Inter Iles reprenne ses activités le plus rapidement possible », répondait aux questions des journalistes le directeur de cabinet du président de la République, au sortir de cette rencontre où étaient présents Inter Iles, Asecna, Anacm et le patronat (New Opaco).

Coté Inter Iles, c’est l’euphorie. « J’avais perdu espoir. Et il renait en moi. Le message qui a été donné par le président me donne envie d’aller de l’avant, de me battre. Et je suis prêt», s’est exprimé le directeur général de la compagnie. Seffoudine Inzoudine « pense » qu’avant le weekend prochain, « tout doit rentrer dans les rails » car il a « toutes les garanties ».

En effet, le gouvernement « oblige » l’Anacm de revenir sur certaines décisions jugées sévères vis-à-vis d’Inter Iles. D’abord l’aviation civile doit sursoir sa note du 14 juillet obligeant Inter Iles d’emprunter avec son monomoteur un trajet d’une heure et 20 minutes de temps pour se rendre à Anjouan, au lieu de 40 minutes de temps de vol auparavant. « Il y aura une expertise qui élaborera une cartographie et qui nous précisera les options et trajet à prendre selon les circonstances », se justifie le directeur de cabinet pour qui « le gouvernement fera tout le nécessaire pour soutenir Inter Iles sur les aspects juridique, financier et organisationnel pour qu’elle reprenne ses activités et les étendre dans les autres pays ».

Mais aussi, le gouvernement veut que l’aviation civile introduise une dérogation auprès de l’organisation de l’aviation civile internationale pour essayer de faire passer de 9 à 12 le nombre de passagers à transporter dans l’avion de 12 place d’Inter Iles. La question est de savoir : l’Anacm va-t-elle obtempérer aux injonctions de l’Etat, ou préférera-t-elle s’amuser à tourner en bourrique les autorités comme c’est le cas avec le dossier AB Aviation ? A cette question, formulée autrement, le directeur de cabinet répondra, évasivement, que l’Anacm, présente à la rencontre, n’a émis aucune objection au cours des discussions.

S’agissant d’AB Aviation, prise dans les griffes de l’Anacm depuis le 15 janvier, le directeur de cabinet a dit que son cas sera examiné « prochainement ». Mohamed Keldi, membre de la Nouvelle Opaco se dit quant à lui, animé d’un sentiment optimiste à la suite des discussions en général : « La volonté a été exprimée par le président de la république qu’on a rencontré ce matin. Sa volonté d’accompagner Inter Iles et s’assurer de la continuité territoriale et deuxièmement d’accompagner le secteur privé parce que c’est un élément clé du développement. Les discussions ont été dans le bon sens ».

Keldi qui, justement est celui qui a évoqué le cas AB Aviation après des longues heures de débat sur Inter Iles, dit que le gouvernement «  nous a promis de se pencher sur le problème AB Aviation dans sa globalité ». Précisons que l’Anacm, notamment son directeur général, a refusé de répondre aux questions d’Al-watwan et La Gazette des Comores.

 

Toufé Maecha

 


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Commentaires (1)

  1. SAID ALI:
    01/08/2017 à 07:03 AM

    Je me réjouis vraiment de cette décision. Étant un jeune animé par l'esprit d'entrepreunariat, j'avais déjà perdu l'espoir que ce grand chantier allait tomber à l'eau. J'implore le gouvernement de faire tout pour maintenir nos sociétés nationale. Et dire aussi au président de nous faire disparaître ce mercenaire de notre administration