Exim Bank a donné son accord de principe à AB Aviation pour un prêt de 67 millions de nos francs, lui permettant de régler ses arriérés dus à l’Anacm, et pouvoir reprendre ses activités prévues pour ce mercredi.
Aussitôt exigé, aussitôt présenté. Ce mardi devant la presse, la commission parlementaire chargée de résoudre la crise entre AB Aviation et l’Agence nationale de l’aviation civile a présenté l’accord de principe donnée par Exim Bank Comores. La banque a donné son accord de principe à la compagnie aérienne sur un prêt de 67 millions de nos francs, soit 50% du montant total qu’elle doit à l’Anacm sur l’exercice 2015-2016. Cet accord, qui ne peut être interprété comme une lettre d’approbation de prêt, tel que le souligne Exim Bank, va permettre à cette dernière d’ « examiner la demande de prêt de la société AB Aviation sous réserve du respect des conditions ci-dessus à la satisfaction de la Banque », lit-on dans un courrier d’Exim Bank en date du 6 février, répondant à la demande de la compagnie, du même jour.
En effet, pour pouvoir accorder le crédit, Exim Bank exige quatre conditions dont « les états financiers de la société AB Aviation » qui doivent être « satisfaisants ». Mais aussi, AB Aviation doit être « en mesure d’offrir une hypothèque d’un bien foncier d’une valeur acceptable au nom de l’emprunteur/du garant. » Dès lors que l’accord de principe est donné, AB Aviation peut reprendre ses activités à tout moment si on s’en tient au protocole d’accord signé entre la compagnie et l’aviation civile le 4 février (lire La Gazette du 7 février).
La crise étant presque résolue, la commission parlementaire annonce l’ouverture d’une enquête pour déterminer les sources de la crise enclenchée depuis le 15 janvier. Ce qui constituera la deuxième phase des missions assignées à ladite commission par le président de l’Assemblée. A propos des passagers livrés à eux-mêmes depuis maintenant plusieurs semaines, la commission parlementaire a fait savoir que ceux qui sont à Dar-Es Salam sont pris en charge par l’ambassadeur des Comores.
Sur ce même point, le député Ali Mhadji qui avait pourtant mis l’accent sur la sécurité des passagers qui doit être garantie par les compagnies, a dit que les parlementaires ont « fermé les yeux en tant que responsables, pour y revenir le moment opportun ». A la question d’un journaliste qui demandait à savoir si les parlementaires pouvaient « fermer » les yeux sur une question de sécurité, l’élu, pour se rétracter, a dit n’avoir « pas fermé les yeux pour laisser périr les Comoriens ». « Nous voulons accorder les moyens conséquents à AB Aviation, afin qu’elle puisse garantir la sécurité des passagers,» tente-t-il de se faire comprendre.
Hier à l’après-midi, une rencontre avec le vice-président en charge des transports a été prévue, pour boucler les visites entamées depuis le matin à Anacm puis à AB Aviation. Ce matin, les parlementaires ont prévu de rencontrer les responsables de l’Exim Bank toujours sur ce dossier dont ils ont promis de suivre jusqu’au bout l’évolution.
Toufé Maecha
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