La Gazette

des Comores

Transport maritime : Le navire Majunga II a chaviré, les passagers pleurent leurs bagages

Transport maritime : Le navire Majunga II a chaviré, les passagers pleurent leurs bagages © : HZK-LGDC

La nuit du vendredi 16 février, le navire a chaviré au petit quai de Moroni où il a été remorqué après une panne de moteur au large de Singani. Les bagages qu’il avait transporté, essentiellement des produits alimentaires, sont dans l’eau.


A en croire Said Maoulida, le commandant du port de Moroni, le bateau qui est parti de Majunga la nuit du 14 février, devait arriver à Moroni le surlendemain 11h, soit le 16 février. Mais tout ne s’est passé comme prévu. Arrivé à Ngazidja, précisément sur les cotes de Singani, le navire dont le moteur est coupé a émis un appel de détresse au commandement du port de Moroni. Au final, le commandement, le commandement a opté pour Majunga III pour aller remorquer Majunga II lequel, va accoster au port de Moroni à 18h avec ses 99 passagers et 12 membres d’équipage sains et saufs.

 

Les passagers sont descendus juste avec leurs bagages à main. Quand aux autres bagages, les servies douaniers se sont montré un peu réticents, vu qu’il faisait encore nuit. Ils les ont priés de revenir le lendemain, samedi. A 22h du vendredi, le navire accosté à bâbord au bout du petit quai commence à retourner sur soi. Le commandant du port, alors qu’il se trouvait chez lui, fut contacté. A son tour, il contacte Moroni Terminal, pour emprunter un chaland et des amarres. « A mon arrivée au port, les amarres de Majunga II commençaient à lâcher une à une. Mais on a quand-même renforcé le cordage pour limiter les dégâts », se souvient le commandant du port.

 

Majunga II avait transporté essentiellement des oignons, ails, poisson sec mais aussi des planches. Malheureusement pour les passagers, beaucoup de ces produits alimentaires reposent au fond de la mer, ce qui rend leur consommation dangereuse. Le soir du vendredi, les services douaniers, selon un d’eux que nous avons rencontré au port, déplorait un manque de visibilité pour procéder aux contrôles et tout l’écheveau de formalités pour sortir les bagages. « Madagascar est un pays via lequel beaucoup de produits illicites entrent aux Comores. Pour des raisons de prudence, nous avons préféré attendre jusqu’au matin ». Un matin pour sortir les bagages hors de l’eau !

 

 

 


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