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Transport en commun / Une grève illimitée déclenchée dans le Hamahamet

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Transport en commun / Une grève illimitée déclenchée dans le Hamahamet © : HZK-LGDC

Les conducteurs de bus de la région Hamahamet ont entamé depuis hier, une grève illimitée. Ils réclament la libération de leurs chefs, Mayelé et Idrissa Mohamed, respectivement président et vice-président du syndicat Wusukani Wa Masiwa de la cellule régionale. Les deux leaders sont actuellement en mandat de dépôt.


Hier, les habitants de la région Hamahamet au nord de Ngazidja ont été contraints de réduire leurs activités. Beaucoup n'ont pas pu se rendre sur leur lieu de travail. Pour cause, la grève illimitée observée par les conducteurs des transports en commun de la région. « Nous avons décidé d’entamer une grève illimitée », a lancé un des grévistes croisé à l'entrée de la ville de M’béni, chef lieu de la région Hamamet-Mboikou.

Tous protestent contre l'arrestation de deux responsables du syndicat des chauffeurs (Wusukani Wa Masiwa, cellule de Hamahamet). Mayelé et Idrissa Mohamed, respectivement président et vice-président de la cellule syndicale, sont placés en détention depuis lundi. «Tant que nos chefs ne seront pas libérés, nous continuerons la grève », a annoncé Youssouf Hassane, chauffeur professionnel. Sur les ondes de la radio locale (Rtmc, radio privée) il prévient qu’ils iront jusqu'au bout. 

Pour dissuader les autres chauffeurs, une amende de 50 000 fc a été décidée et sera imposée à quiconque irait à l'encontre du mot d'ordre. Une décision prise lors d’une assemblée générale tenue la veille, toujours selon Youssouf Hassane. « Nous n'userons pas de la force. Celui qui tentera d'aller à l'encontre de ce qui a été décidé devra répondre de son acte », a dit le numéro 3 de la cellule Hamahamet du syndicat qui précise qu'une commission spéciale a été mise en place pour faire respecter le mot d’ordre de grève. 

Pour la petite histoire, une dispute aurait éclaté la semaine dernière entre les deux hommes interpellés et l'épouse du premier adjoint du sous-préfet de la région laquelle a aussitôt porté plainte. Les deux hommes eux, parlent d'une "simple discussion".

Ces deux chefs de la cellule de Wusukani Wa Masiwa qui se trouvent actuellement à la maison d’arrêt après avoir été entendus samedi et lundi dernier suite à une plainte contre eux déposée par l’épouse du sous préfet de région, suite à une dispute. L’épouse du 1er adjoint au préfet les accuse d’agression physique, alors que ces chauffeurs de Hamahamet évoquent plutôt une simple dispute.  

Rappelons que les chauffeurs professionnels étaient en grève récemment, contestant la décision des autorités de rendre obligatoire le paiement de la vignette 2017 à deux mois de la fin de l'année, et les conducteurs du Hamahamet avaient pris la décision de sanctionner la famille de Hamza Assoumani, premier adjoint au préfet, qui, selon eux, « était derrière leur incarcération ». Ils avaient pris alors la décision de ne plus conduire « ni l’adjoint au préfet ni sa famille, de M’béni à Moroni et vice versa ».

L'adjoint au préfet, qui s'est exprimé sur les ondes de la Rtmc, persiste: « Je n’ai fait que mon travail en tant que responsable de la région. Il y avait des routes barrées, j’étais dans l’obligation d’informer les supérieurs. Point barre ». 

 

Ibnou M. Abdou


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