En difficulté depuis quelques temps, la compagnie aérienne Int’Air Iles avertit sur le danger qui menace les compagnies aériennes de droit comorien dans leur ensemble. Elle accuse le directeur général de l’aviation civile comorienne d’en être le responsable.
Seffoudine Inzoudine, directeur général d’Int’Air Iles, sort de ses gongs. Dans un long post publié sur son mur facebook hier, le patron d’Int’Air Iles s’inquiète sur le sort réservé à sa compagnie, « la dernière survivante » après l’immobilisation d’AB Aviation depuis le 15 janvier dernier.
« Le compte à rebours est en marche pour la dernière survivante qui est Int’Air Iles. Faire saigner celle-ci comme ce fut le cas de AB Aviation constitue-t-il aujourd’hui la mission principale du patron de l’aviation civile comorienne ? », se demande Inzoudine.
Le directeur d’Int’Air Iles tient à rappeler cette note d’informations de l’Anacm en date de 14 juillet dernier, dans laquelle on oblige ses pilotes, pour se rendre à Anjouan au départ de Hahaya et vice-versa, à passer par le sud de la Grande-Comore puis à longer les côtes de Mohéli avant d’atteindre Anjouan.
« Il s’agit d’un stratagème pour nous empêcher de faire notre job correctement (la route aérienne préconisée rallonge considérablement le temps de vol et donc le coût de la maintenance de l’aéronef) », se plaint celui qui trouve ladite note non conforme aux réglementations en vigueur.
Il faut dire que ladite note est publiée juste une semaine avant l’arrivée dans le ciel comorien de la compagnie aérienne tanzanienne, BlueSky. Cette dernière, selon nos informations, vient avec des avions bimoteurs, et la note de l’Anacm concerne les avions monteurs, le type d’avion exploité par Int’Air Iles. Encore faut-il préciser que l’arrivée de BlueSky est le fruit des « efforts » déployés par le directeur de l’Anacm et le secrétaire général du ministère de tutelle.
« La note publiée constitue la face cachée de l’iceberg. Depuis janvier 2017, nos vols à destination de Madagascar constituent un calvaire. Il ne se passe pas une semaine sans que l’on ne nous mette pas des bâtons dans les roues », poursuit le directeur d’Int’Air Iles qui exposera en détails la toile de fond de cette crise.
Il rajoutera que l’Anacm lui avait sommé de rendre son A320 « au plus tard le 20 juillet 2017 comme ce fut le cas pour AB Aviation avec son Boeing 737 ». En effet, le 10 septembre 2016 dernier, AB Aviation s’était vue signifier l’interdiction d’effectuer des vols commerciaux à partir de son Boeing 737 qui avait effectué son premier vol le 7 juin. S’en suivront d’autres décisions jusqu’à clouer au sol tous les appareils de la compagnie. Ce qui est arrivé à AB Aviation, semble se répéter sur « la seule survivante », à savoir Int’Air Iles.
Toufé Maecha
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