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Transport aérien : Int’Air Iles saisit le gouvernement sur son blocage à La Réunion

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Transport aérien :  Int’Air Iles saisit le gouvernement sur son blocage à La Réunion © : HZK-LGDC

La compagnie aérienne Int’Air Iles n’a pas encore commencé sa desserte sur La Réunion avec son A-320 qu’elle vient d’acquérir il y a moins d’un mois. Convaincue d’avoir suivi toutes les procédures légales pour qu’on lui ouvre les voies de ce département français de l’Océan indien, la compagnie soupçonne Paris de manouvres dilatoires. Raison pour laquelle elle demande à l’Etat comorien d’intervenir.


C’est au moyen d’un courrier en date du 8 décembre que la compagnie aérienne a saisi le gouvernement comorien à travers le vice-président en charge du ministère des transports. En effet, pour obtenir l’approbation, Int’Air Iles a du introduire ses SOP (Standards Opérations Procédures) depuis le 23 novembre dernier. Selon le courrier dont une copie est également adressée au ministre des affaires étrangères, la demande a été relancée le 5 décembre, soit 12 jours plus tard.

Aucune suite n’est donnée, et ce jusqu’à ce jour. Une autre demande de « validation du programme de desserte » sur le territoire français, est également restée lettre morte toujours selon le courrier. Cette histoire sentant le soufre pour la compagnie comorienne qui fait son petit bonhomme de chemin, Int’Air Iles demande le concours du gouvernent comorien afin de faire respecter les accords de réciprocité.

« Il nous semble, et ce jusqu’à preuve de contraire, qu’il y a une volonté manifeste de retarder le processus visant à nous donner le droit d’opérer en territoire français comme le font dans le même cadre les compagnies françaises en territoire comorien et ce, en application des accords bilatéraux qui lient nos deux Etats dans ce domaine », écrit la compagnie.

La Gazette des Comores a tenté de joindre les autorités compétentes connaitre la position du gouvernement vis-à-vis de cette affaire, mais le ministère des transports n’a pas souhaité répondre à nos questions. Affaire à suivre.

 

Toufé Maecha

 


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