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Transport aérien A l’aéroport de Ouani, le courant est coupé pendant un atterrissage nocturne

Transport aérien  A l’aéroport de Ouani, le courant est coupé pendant un atterrissage nocturne © : HZK-LGDC

La nuit du lundi 19 janvier, un avion de la compagnie Int’Air Iles s’est posé sur la piste de l’aéroport de Ouani sans balisage. Le courant étant coupé, des employés ont dû utiliser les phares de leurs motos en guise d’éclairage de la piste d’atterrissage. Insécurité grandissante dans nos aéroports régionaux.


Après Bandar-Salam, l’aéroport de Mohéli où la piste d’atterrissage a été clairsemé de clous quelques minutes avant l’arrivée de l’avion devant transporter le président de la République, à l’aéroport de Ouani, un avion de la compagnie Int’Air Iles a évité de justesse un autre drame, atterrissant sans balises, le même jour au soir.

 

On est lundi vers 19 h quand l’avion Int’Air Iles s’apprête à se poser sur la piste de Ouani. Si on en croit les explications du secrétaire général du ministère des transports, l'électricité a été coupée « quelques secondes » avant l’atterrissage. Des employés et particuliers ont dû recourir aux phares de leurs motos pour éclairer la piste afin que l’avion puisse s’y poser. Un moyen qui ne réduit que très légèrement le risque d’un crash.

 

Il faut noter qu’au-delà de 15 minutes après le coucher du soleil, ce que l’on appelle nuit aéronautique, les vols entre les îles sont formellement interdits. Si on s’en tient au bulletin météo du lundi 19 février, le soleil devait se coucher à Ouani à 18h et 28 minutes. Pourquoi a-t-on autorisé un avion, monomoteur de surcroit, à survoler les îles au-delà du timing fixé par l’aviation civile ?

 

« L’avion a décollé avant l’heure limite. Toutefois, ils étaient munis d’une dérogation pour prévenir les imprévus, un dégagement par exemple », a soutenu le directeur de sécurité de vol de l’agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie. Le secrétaire général du ministère des transports n’évoque pas une piste criminelle à Ouani. Selon lui, le courant s’est inopinément coupé « quelques secondes avant l’atterrissage » et « le groupe électrogène de l’aéroport n’a pas pu s’allumer automatiquement comme il se devait » après cet incident.

 

Pour l’aéroport de Bandar-Salam à Mwali dont la piste a été jonchée de clous l’après-midi avant l’arrivée du chef de l’Etat, Dahalane Said Salim réfute toute allégation de faille de sécurité : « La brigade de la gendarmerie des transports aériens (BGTA) effectue une ronde de piste avant l’atterrissage. Pour ce qui est du lundi où le chef de l’Etat se rendait à Mohéli, la ronde a été effectuée à 14h, soit une heure avant l’arrivée de l’avion. Une autre ronde allait s’effectuer à 15h, juste avant l’atterrissage. C’est dans ce laps de temps, entre 14h et 15h, que les clous ont été déversés sur la piste. Vous avez bien vu que la BGTA, soucieuse de la sécurité aéroportuaire, a pu les repérer et les débarrasser par la suite. Elle a fait un sacré boulot, la BGTA ! ».

 

Comment se fait-il qu’un individu ait réussi à pénétrer sur la piste d’atterrissage et déverser des clous sans qu’il soit repéré ? Où étaient les agents de sécurité à ce moment précis ? Autant de questions qui restent sans réponse.

 

 

 


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