Les déboires continuent pour la compagnie aérienne Inter-île. Après qu'elle s'est vue imposée une nouvelle route aérienne jugée coûteuse, elle annonce dans un communiqué publié le mardi 25 juillet, l'arrêt de l'exploitation de son A320.
Les difficultés s’enchaînent pour la compagnie aérienne Inter-îles. 48h après la tribune publiée par son directeur général, qui y déplorait la nouvelle route aérienne imposée aux pilotes par l’Aviation civile, la direction a publié un communiqué annonçant l'arrêt de son A320 qui assurait la connexion régionale et internationale. Dans ce communiqué, signé par le secrétaire général de cette compagnie de droit comorien, il est dit que « les liaisons avec Antanarivo, Mahajanga, Dar Es Salam et Dubaï sont suspendues jusqu'à une date ultérieure ».
La compagnie ne tardera pas à imputer la responsabilité à l'Anacm qui « a mis tout en œuvre pour clouer » cette société au sol. Si la situation en est arrivée là, c'est « le résultat des difficultés énormes rencontrées depuis décembre 2016, date de démarrage de l'exploitation de cet appareil moyen courrier ». Inter îles Air dénonce une «attitude de ceux qui ont instrumentalisé l'Anacm au profit d'objectifs inavoués qui ont fini par faire plier Inter îles sur son ambition d’améliorer les connexions avec la région et le monde et participer ainsi à la politique de l'émergence choisie par le pays et régulièrement réaffirmée par le président de la République ».
La compagnie ne s'avoue toutefois pas vaincue et assure « ne pas renoncer » à ses ambitions de déployer ses ailes vers la région et l'international. Pour l'instant, elle se concentre « dans le transport domestique », proposant même un nouvel appareil « qui sera opérationnel dans quelques jours et permettra de disposer d'une offre de 36 places ».
A l'aviation civile, on préfère parler de conformité des textes régissant le secteur du transport aérien. « L'airbus A320 est immatriculé en Afrique du sud selon l'art 105 du code de l'aviation civile, il ne peut pas continuer l'exploitation au delà de six mois, d'ailleurs on lui avait rajouté un mois pour que la compagnie puisse se conformer », a dit Ezidine Youssouf, inspecteur air de l'Anacm.
Le débat fait rage dans les réseaux sociaux. Certains n'y vont pas par quatre chemins pour accuser l'Anacm de vouloir la mort des compagnies nationales surtout après l'épisode d'AB Aviation, clouée au sol voilà plusieurs mois pour presque les mêmes raisons.
Maoulida Mbaé
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