Après 21 jours de formation et de visites d'entreprises, le séminaire de formation a pris fin. La cérémonie de clôture du « Cours de formation sur les technologies de transformation et de conservation des produits agricoles pour les Comores » s'est tenue le 30 juin à Beijing, dans la grande salle du Groupe de l'Académie chinoise des sciences de la mécanisation agricole (CAAMS), en présence de l'ambassadeur de l'Union des Comores en République populaire de Chine.
Le directeur général du Groupe de l'Académie chinoise des sciences de la mécanisation agricole (CAAMS), Yuan Yanwei, a félicité les 29 participants comoriens ayant achevé avec succès une formation de 21 jours, saluant la coopération entre la Chine et les Comores. À cette occasion, les attestations ont été remises aux stagiaires et un groupe a été récompensé pour son projet innovant sur la transformation et la conservation de la tomate, jugé particulièrement prometteur pour les Comores. « La coopération agricole a toujours été un domaine important de la coopération pragmatique entre les deux pays. Cette formation, organisée dans le cadre de l'aide extérieure chinoise, constitue non seulement une action concrète visant à aider les Comores à renforcer leurs capacités de transformation agricole et à garantir leur sécurité alimentaire. Elle est aussi une illustration de l'engagement du Groupe de l'Académie chinoise des sciences de la mécanisation agricole dans la mise en œuvre des principes de la politique chinoise à l'égard de l'Afrique, fondés sur la sincérité, les résultats concrets, l'amitié et la bonne foi, ainsi que dans le renforcement de la communauté de destin Chine-Afrique », a déclaré M. Yuan Yanwei.
Revenant sur le déroulement de cette formation, M. Yuan Yanwei a expliqué que le programme avait mis l'accent sur l'efficacité tout en innovant dans ses méthodes d'organisation. « Le projet a permis trois avancées remarquables. Premièrement, nous avons innové dans le modèle d'enseignement pratique afin d'élargir la vision industrielle des participants. Deuxièmement, nous avons développé les canaux de diffusion à l'international afin de renforcer la compréhension mutuelle entre les peuples des deux pays. Cette formation a d'ailleurs fait l'objet d'un reportage spécial dans des médias comoriens. Enfin, nous nous sommes concentrés sur la transformation concrète des acquis afin de répondre aux besoins essentiels du développement local », a-t-il indiqué. Il a enfin souligné que les six groupes de participants avaient élaboré des plans d'action adaptés aux réalités du développement agricole des Comores.
Prenant la parole à son tour, l'ambassadeur de l'Union des Comores en République populaire de Chine, Maoulana Charif, a rappelé que cette formation s'inscrivait dans le cadre du Plan d'action de Beijing (2025-2027), adopté lors du Sommet du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) tenu à Beijing en 2024. « Cette formation, organisée au bénéfice de l'Union des Comores, a réuni 29 participants issus des secteurs concernés. Elle s'inscrit pleinement dans la mise en œuvre du Plan d'action de Beijing (2025-2027), qui décline les dix grandes initiatives de partenariat annoncées par le président Xi Jinping, notamment dans le domaine de l'agriculture et de la revitalisation rurale. Le programme, dispensé par des experts de haut niveau du Groupe de l'Académie chinoise, répond parfaitement aux priorités stratégiques des Comores », a-t-il déclaré.
« L'agriculture constitue l'épine dorsale de notre économie. Elle emploie environ 57 % de la population active et génère près de 90 % des recettes d'exportation, principalement grâce à la vanille, au girofle et à l'ylang-ylang. Notre secteur agricole dispose également d'atouts importants : des terres fertiles, un environnement agroécologique diversifié, un capital humain jeune et dynamique, dont près de 60 % de la population a moins de 25 ans, ainsi qu'un avantage comparatif reconnu dans la sous-région, notamment dans les produits cosmétiques, les plantes médicinales et les fruits », a-t-il poursuivi.
« Malgré ses atouts, notre pays fait face à une productivité limitée, une sécurité alimentaire insuffisante, une faible compétitivité des produits locaux et d'importantes pertes post-récolte », a-t-il souligné, évoquant également la faible transformation des produits de rente. Selon lui, le Plan Comores Émergent ambitionne de faire de l'agriculture « un véritable moteur de croissance, de création d'emplois et de sécurité alimentaire », en misant sur le développement des chaînes de valeur, l'agroécologie et l'implication des jeunes et des PME rurales.
Nassuf Ben Amad
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