Les 17-18 août dernier s’est tenu l’atelier de présentation des plans de communication, de plaidoyer et suivi – évaluation autour du programme pilote de transfert monétaire, financé par l’UNICEF en Union des Comores depuis 2014.
Aux Comores, les programmes de transfert monétaire en faveur des populations vulnérables peinent à bénéficier de l’adhésion et de l’engagement de tous. Les 17 et 18 Aout dernier s’est tenu un atelier de présentation des plans de communication, de plaidoyer et suivi – évaluation autour du programme pilote de transfert monétaire financé par l’UNICEF en Union des Comores depuis 2014. Avec l’appui technique des partenaires, sous la coordination du Commissariat national à la solidarité et à la protection sociale et d’une équipe du ministère de la santé, le document a été travaillé afin d’améliorer sa qualité de manière à le rendre plus réaliste.
« Les plans de communication, de plaidoyer et de suivi – évaluation qui sont présentés définissent les stratégies et mécanismes à suivre pour améliorer la visibilité et l’adhésion des autorités et de l’opinion publique sur les interventions de protection sociale notamment les différentes formes de filets sociaux, avance Dr Marie-Reine Fabry, la représentante adjointe de l’UNICEF. J’ose espérer aussi que la validation de ces plans sera couronnée par une mise en œuvre effective pour faire la promotion du programme de transfert monétaire et permettre de mobiliser davantage de ressources pour sa mise à l’échelle ».
Les programmes de protection sociale et les transferts monétaires en particulier, constituent un instrument de réduction durable de la pauvreté et des inégalités géographiques et sociales. « Ce genre de système inclusif de protection sociale permet de lever les barrières à l’accès aux services publics, contribuant ainsi à améliorer le bien-être des familles, et surtout des enfants qui connaissent des privations multiformes », poursuit-elle. L’analyse situationnelle du programme pilote de transfert monétaire conduite en 2017 a abouti à des conclusions encourageantes tant sur la conception, la mise en œuvre, les résultats enregistrés et le modèle de remise des fonds adoptés. Elle a confirmé la pertinence de ce programme qui constitue une matérialisation de la Politique Nationale de Protection Sociale (PNPS) et qui a ciblé sept villages connus pour leur grande vulnérabilité.
Toutefois, cette analyse a mis également en exergue l’absence de plans de communication, de plaidoyer, de suivi - évaluation, ce qui a quelque peu entravé la bonne marche de cette intervention. C’est dans ce contexte que le ministère de la santé, à travers le Commissariat National, s’est engagé à faire du plaidoyer pour la mobilisation des ressources et de la communication auprès des décideurs politiques et des différents acteurs, dans le but de « contribuer à l’amélioration des conditions de vie difficiles des ménages pauvres ». Il s’agit de veiller à l’inscription de la solidarité et de la protection sociale comme une des priorités nationales et locales.
Dans cette situation, le plaidoyer et la communication visent à orienter les décisions qui encouragent l’amélioration du quotidien des plus vulnérables. « Il nous faut doter les Comores des orientations nécessaires pouvant contribuer à la mobilisation des ressources pour le bien-être de nos populations. Ces documents permettront à notre pays, à travers le ministère dont j’ai la charge, de conduire les stratégies de mobilisation des ressources, de communication, suivi-évaluation permettant de couvrir l’ensemble des différentes couches sociales et à la mise en œuvre des programmes pour ainsi lutter, efficacement, contre la pauvreté et la vulnérabilité de nos populations, dont la proportion atteint 34,5% », insiste Dr Fatma Rashid. La ministre de la Santé rappelle que ces documents "ne doivent pas être une fin en soi car beaucoup de choses restent encore à faire", telles que leur vulgarisation, et le travail même de plaidoyer pour leur financement et leur mise en œuvre progressive.
MY
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