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Tourisme solidaire: Site Eco-touristique des cavernes de Dzoidju

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Tourisme solidaire: Site Eco-touristique des cavernes de Dzoidju © : HZK-LGDC

L’écotourisme commence à prendre forme. Mercredi dernier dans la commune de Nioumangama, une cérémonie a eu lieu à l’occasion du lancement du site écotouristique de la localité de Dzoidju. Le site est composé de quatre bungalows et de six cavernes qui feront l’objet des excursions par les visiteurs.


Dans son allocution, le Maire de la commune M. Said Mnémoi a salué cette initiative, fruit de la volonté de la diaspora de Dzoidju en France de s’intégrer aux activités communautaires, et il n’a pas manqué de saluer par la même occasion l’appui financier apporté par l’ambassade de France à son projet. Le site de Dzoidju a coûté la somme de vingt cinq millions de nos francs dont 18 millions provenant de l’Ambassade de France et 7 de la communauté et de la diaspora.

Rappelons que l’écotourisme est une forme de tourisme qui s’intéresse aux ressources écologiques et aux dimensions culturelles des régions visitées. Il vise à provoquer un impact négatif minimum sur l'environnement. Il est maîtrisé et génère des revenus au bénéfice des populations locales. Il contribue à la préservation du milieu naturel et humain dont les populations bénéficient, ce qui permet de réduire leur dépendance des activités déprédatrices des ressources. Il joue un rôle majeur dans la sensibilisation et la connaissance environnementale de l’ensemble des parties prenantes : récepteurs, acteurs et émetteurs du tourisme.

Il convient de noter que la mise en place de tels projets devrait permettre sur le long terme d’améliorer les conditions de vie de la communauté concernée et de développer des activités créatrices de revenus.

Aussi, il s’agit de réunir les conditions nécessaires à une optimisation de la fréquentation écotouristique. Or parmi les handicaps majeurs au développement du secteur touristique, relevés par les spécialistes, il existe une perception négative du pays malgré les efforts développés pour l’instauration de la stabilité politique et de la sécurité.

Il a été aussi noté une gestion non maîtrisée des déchets urbains (décharges sauvages, épaves), une trop faible organisation professionnelle de la filière tourisme dans son ensemble, un niveau professionnel trop faible et une mauvaise organisation des guides, des prix de services touristiques peu concurrentiels et peu cohérents, enfin, un coût de l’accès aérien international prohibitif.

Cependant, le manque de relais d’accueil villageois en matière d’hébergement et de restauration, impliquant presque toujours un retour quotidien dans les hôtels va être petit à petit être réglé par la création des sites écotouristiques comme ceux qui existent à Nioumachoi (Mwali), Moya à Ndzuwani  et Ndrudé à Ngazidja.

Les nouvelles autorités du pays ont clairement affirmé leur volonté de soutenir le secteur du tourisme dans le pays. Les communautés ne sont pas en reste, elles essaient avec leurs faibles moyens de débroussailler la voie. En effet comme le dit l’adage : « Homme, il n’y a pas de chemin, le chemin se trace en marchant ».

 

Mmagaza

 


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