Azhar Mohamed, ancien directeur de vente et directeur commercial chez Telma, a été mis à la porte à la mi-novembre. Celui qui accuse ses supérieurs d’avoir orchestré sa chute saisit la justice pour « licenciement abusif ».
Il aura abandonné son poste de cadre manager chez l’opérateur Free en France pour voir ses rêves s’effondrer chez Telma aux Comores. Azhar Mohamed, ancien directeur de vente et en même temps directeur commercial par intérim chez Telma Comores, ne croise pas les bras suite à son licenciement qu’il juge abusif. Le concerné n’y va pas de main morte sur son affaire : il accuse ses supérieurs d’avoir orchestré sa chute.
L’orage qui emportera avec lui les espoirs de Azhar commence en juillet 2017, quand Telma se débarrassait de ses grossistes. Un nettoyage qui a aiguisé toutes les convoitises des uns et des autres. « Said Ali Sultan a voulu s’accaparer la zone de Moroni jusqu’à Hahaya. J’ai refusé parce que c’est ma direction commerciale et mon intégrité qui allaient en prendre un coup. Et depuis, les hostilités ont été déclenchées», assure Azhar, qui sera très vite victime de harcèlement moral.
Il poursuit : «Le 22 septembre, ils m’ont notifié une affectation à Mohéli avec prise de fonction le 1er octobre. J’ai accepté sous conditions : qu’on me mette les moyens et outils nécessaires à ma disposition pour atteindre mes objectifs, qu'on me loue un logement, un local pour en faire un bureau, mais aussi un billet chaque jeudi pour venir assister à la réunion des délégués du personnel à Moroni. Je n’ai pas obtenu une suite favorable ».
A Mohéli, Azhar avait pour mission de booster le chiffre d’affaires, qui était de 4% à cette époque, à 30% selon les missions assignées à l’intéressé qui était prêt à relever le défi.
Quelques semaines plus tard, Azhar partira à La Réunion pour des raisons médicales après un arrêt maladie de trois semaines avec autorisation de déplacement qu’il a obtenu de son médecin. « À ma grande surprise, il y a eu un contre diagnostic sous la base d'une ordonnance ». Entre temps, il transmet à son employeur un dossier médical et la confirmation de son arrêt maladie, cette fois notifié par un médecin français de l'ile de la Réunion.
« Trois jours après, j'ai reçu une mise à pied d'un mois en dépit du code de travail qui a fixé huit jours. A partir du 27 novembre, la mise à pied s’est prolongée à une durée indéterminée », nous confiera-t-il, non sans amertume.
Azhar Mohamed rentre de son séjour médical le 30 octobre et saisit le même jour l’inspecteur de travail. Un coup d’épée dans l’eau car le 19 novembre, il recevra un coup d’appel d’un huissier de justice. Et ce n’est pas pour lui annoncer une bonne nouvelle : il va lui remettre son licenciement. Aussitôt, celui qui se dit victime d’un licenciement abusif saisit la justice. Un autre orage dans l’air, qui risque de faire plus d’une victime, et sur lequel nous reviendrons dans nos prochaines éditions.
Toufé Maecha
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