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des Comores

Tatarstan et finance islamique : Le Tatarstan, poumon industriel de la Russie

Tatarstan et finance islamique : Le Tatarstan, poumon industriel de la Russie © : HZK-LGDC

Malgré les sanctions internationales qui pèsent sur la Russie depuis bientôt quatre ans, la première image qui te frappe en rentrant à Kazan, capitale de la République du Tatarstan, c’est son dynamisme économique et industriel qui est loin des stéréotypes. Des chantiers à n’en plus finir, des hôtels toujours bondés, par une clientèle Russe d’abord mais aussi et surtout étrangère venue du monde musulman.


Cette région russe offre un certain nombre d’opportunités aux investisseurs avec un tissu industriel moderne qui a déjà fait ses preuves au niveau mondial depuis des nombreuses années. De la fabrication des hélicoptères, aux gros camions (Kamaz), en passant par les voitures de luxe (Aurus) et le secteur de l’agroalimentaire, le Tatarstan offre des opportunités à tous ceux qui voudraient investir ou voir nouer des partenariats, plus particulièrement le monde arabo-musulman. Cette partie du monde est par exemple le plus gros client russe dans le marché du luxe, notamment sur l’achat de voitures. La société" Urus " LLC, qui fabrique des grosses berlines qui peuvent atteindre des centaines de milliers d’euros, trouve son principal marché dans les riches pays du golfe arabo-persique comme l’indique une note de synthèse du poids économique du Tatarstan. « L'un des principaux constructeurs russes de voitures de luxe, développant avec succès de nouveaux modèles dotés de systèmes de sécurité améliorés et d'interfaces numériques innovantes en 2024 et 2025. La société a élargi le champ de ses exportations, en se concentrant en particulier sur les marchés du Golfe Persique. »

Dans le secteur des services, là aussi le Tatarstan se révèle être aussi un rouage essentiel dans la finance islamique et le financement partenarial, un secteur en plein boom. « Ce secteur présente de grandes perspectives en Russie et notre région se développe activement. Actuellement, les actifs mondiaux de l'industrie des partenariats et des finances affichent une croissance soutenue, atteignant 3,9 trillions de dollars américains entre 2020 et 2024. La hausse », à en croire le ministère de l’économie du Tatarstan. Pour le Tatarstan, ce marché du financement partenarial s’inscrit aussi dans logique d’ouverture afin de « Renforcer la coopération économique avec les pays du Moyen-Orient, d'Asie centrale et d'Afrique en général. » Cette ouverture pourrait bénéficier aux Comores dans sa volonté de faire de la finance islamique un vecteur de développement.

Encadré par la loi n°20-2022 de la Banque Centrale des Comores, ce secteur visera à terme à stimuler l’économie nationale. Déjà en partenariat avec l’ITFC, qui a déjà octroyé des financements de 500 millions de dollars depuis 2008 sur des secteurs clés de l’économie comorienne, allant de l’énergie à la sécurité alimentaire. S’allier avec le Tatarstan serait bénéfique pour les Comores qui devraient bénéficier de l’expertise Tatare dans ce domaine. Ce pays a accueilli la première conférence de l'Organisation de comptabilité et d'Audit des institutions financières islamiques (AAOIFI) en Russie en marge du Forum économique international de Kazan 2025, c’est dire l’avance qu’il a dans ce domaine.

Imtiyaz

 


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