Ils sont vingt agents issus de l’administration du secteur maritime à avoir suivi une formation de 11 jours. Ils viennent de recevoir leur attestations de fin de stage, en présence du vice président en charge des transports, après avoir eu des compétences sur l’indentification et la localisation les indices et actes criminels en mer.
Assurer la police en mer et l’exploitation en toute sécurité des ressources maritimes tel est l’objet d’un atelier de 11 jours organisé à Moroni. Cet atelier qui nécessite, entre autres, l’analyse continue des données d’intérêt maritime collectées auprès de diverses sources ouvertes (open source) et leur échange au niveau régional, en coordination avec les administrations nationales, s’inscrit dans le cadre du projet européen CRIMARIO (programme Routes maritimes critiques).
Ils étaient une vingtaine de participants comoriens à y participer. Ces bénéficiaires de la formation « ont pu développer leurs compétences en matière de visualisation et d'analyse des données d’intérêt maritime », explique Olivier Bézier, responsable de la Formation et du renforcement des capacités du projet « CRIMARIO ».
Cette analyse est partagée à la fois par les États côtiers de l'océan Indien et les partenaires internationaux, notamment l'Union européenne qui a lancé divers projets dont CRIMARIO. Ce projet a pour but de promouvoir la culture de la connaissance de la situation maritime (maritime situational awareness) en développant l’échange d'informations et le renforcement des capacités techniques et humaines d’analyse de cette information.
Les autorités comoriennes (et plus particulièrement l’Agence nationale des affaires maritimes récemment créée) ont démarré leur collaboration avec le projet en établissant ensemble un programme de formation, adapté aux réalités nationales et régionales tout en respectant les standards internationaux. L’une des priorités est, d’après Abdoul-had Ahmed Mouhoussoune, point focal national du projet CRIMARIO, à l’Agence nationale des Affaires maritimes, de renforcer la sécurité maritime est de développer les compétences en visualisation et analyse des données d’intérêt maritime.
Cette session vient de compléter les deux précédentes : régionales Mombasa (Kenya) en février et avril dernier. Lors de cérémonie de clôture les travaux de cette session du 13 au 23 septembre, le Vice-Président de l’Union des Comores, en charge du Ministère des Transports, demande l’installation d’un centre ici aux Comores. Abdallah Saïd Sarouma sollicite également des échanges entre les techniciens de l’océan indien.
Les vingt participants venant de l’ensemble des administrations impliquées dans l’action de l’Etat en mer : ANAM (Agence nationale des affaires maritimes), Autorité portuaire des Comores (Moroni, Mutsamudu, Fomboni), Garde-côtes comorienne et Centre national de contrôle et de surveillance des pêches, se sont entraînés à la visualisation et à l’analyse les données provenant de sources diverses. Ils ont également « approfondi l’usage d’outils informatiques pour extraire et traiter les données puis les visualiser via un système d’information géographique (SIG), libre de droit », lit-on dans un communiqué de presse.
A l’issue de cette session, les participants ayant passé avec succès les tests, approfondiront leurs compétences lors d’une session de niveau 2, qui aura lieu du 31 octobre au 11 novembre 2016. En parallèle, un apprentissage en ligne est proposé à l’ensemble des participants.
Ibnou M. Abdou
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