La Gazette

des Comores

Sécurité maritime: Dix professionnels comoriens formés en sécurité maritime

  •  
  •   admin
Sécurité maritime: Dix professionnels comoriens formés en sécurité maritime © : HZK-LGDC

Après la 1ere phase (vingt agents de l’administration maritime formés en septembre dernier), dix professionnels comoriens sont aptes à manipuler de manière intensive des données et logiciels de cartographique (Sig). Ils viennent de recevoir leurs attestions, vendredi à Moroni, lors de la fermeture d’un atelier de formation en indentification et localisation d’indices et actes criminels en mer.


Les Etats se doivent d’assurer la sûreté et la sécurité maritimes dans leurs eaux territoriales, mais également en haute mer. Et pour assurer la police en mer et l’exploitation en toute sécurité des ressources maritimes, l’Union européenne soutient un mécanisme régional par un programme connu sous le nom : Projet Critical maritime routes indian ocean (Crimario). « Ce projet géré par une expertise française, se déroule de 2015 à 2019 », révèle Olivier Bézier, responsable Formation et renforcement des capacités du projet, avec un budget de 5,5 millions d’euro.  

Le projet « CRIMARIO » propose aux partenaires régionaux plusieurs initiatives dont la création d’une plateforme de partage d’informations et de gestion d’incidents (LORIS). Des formations pour le renforcement de capacités sur l’analyse continue des données d’intérêt maritime collectées auprès de diverses sources ouvertes et leur échange au niveau régional, en coordination avec les administrations nationales, sont en marche. 

Après la 1ere phase en septembre, une 2eme vient de s’achever vendredi dernier. Au cours de cette deuxième session, les dix participants, ayant passé avec succès le test de contrôle, seront sélectionnés pour devenir formateurs. Ils vont recevoir une formation spécifique durant le 1er semestre 2017 à Madagascar.

Les dix bénéficiaires de cette 2eme session issus de plusieurs administrations impliquées dans l’action de l’Etat en mer aux Comores, ANAM (Agence nationale des affaires maritimes), Autorité portuaire des Comores (Moroni, Mutsamudu, Fomboni), Garde-côtes comorienne et Centre national de contrôle et de surveillance des pêches) sont désormais «en mesure d’identifier les comportements suspects, de les vérifier et les partager au niveau national et régional, puis d’alerter les responsables », se réjouit Abdoul-had Ahmed Mouhoussoune, point focal national du projet CRIMARIO. 

Et d’après lui, chaque jour des milliers de données sont collectées et stockées par diverses sources, mais elles doivent être sélectionnées, partagées et mises en forme pour être interprétables et devenir ainsi un outil d’aide à la décision. La coopération avec les îles et pays voisins est une réflexion qui sera initiée dans un atelier co-organisé avec Crimario, du 30 novembre au 1er décembre à Moroni.

 

Ibnou M. Abdou

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

Commentaires (0)