Pour mieux se préparer et renforcer la capacité de gestion des catastrophes hydrométéorologiques, la direction générale de la sécurité civile (DGSC) a tenu du 10 au 13 octobre à Mitsamiouli une retraite pour la révision du Plan Spécifique Cyclone (PSC) et l’intégration d’autres risques météorologiques tels que les vents anticycloniques, les inondations et les précipitations intenses.
Les pays du monde entier sont menacés par les effets du changement climatique. Il ne se passe pas un mois sans qu’un pays soit frappé par un cyclone ou des pluies battantes qui causent des inondations. Dans un pays insulaire comme les Comores, nous ne sommes pas épargnés. Les récentes fortes pluies qui ont causé des inondations dans différentes régions en sont une preuve irréfutable. C’est ainsi que la Sécurité Civile a jugé nécessaire d’organiser cet atelier afin de faire une mise à jour du plan cyclone, de l’intégration des risques météorologiques.
« Nous sommes entrés dans la saison cyclonique. Il est de notre devoir de nous préparer à toutes les situations. Nous n’espérons pas avoir une telle situation de catastrophe naturelle. Mais, cela n’empêche pas de se préparer. Comme l’année dernière nous étions prêts. Donc, nous voulons anticiper les différentes situations afin de protéger la population. En effet, ce plan nous permettra de bien gérer la situation en cas de catastrophes avec nos partenaires », a fait savoir Djounaid Madihali expert de la DGSC.
Ce dernier précise qu’il s’agissait d’une mise à jour du plan cyclone, de l’intégration de certains aléas comme l’inondation entre autres. Ils ont aussi travaillé sur la compréhension des messages d’alerte en cas de cyclone et inondations. Ce sont des leçons tirées des derniers évènements dans la région de Hambou et Bambao. Sachant que d’autres séances de travail vont se faire afin de valider le plan final mis à jour.
« On a passé trois jours de concertation, très enrichissants. Nous avons eu à travailler sur le plan de secours des submersions et cyclone. Je pense qu’on est capable de sensibiliser ou de protéger la population en cas d’urgence catastrophique. Car nous avons compris les différentes phases d’alerte en cas de risque. Il faudra maintenant que le gouvernement appui pour que ce plan soit finalisé. A partir de là on va bien se préparer à la résilience de ces aléas », a témoigné Saïd Ali Saïd Hachim chef de service agro météorologie à l’ANACM.
Nassuf Ben Amad
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