La brigade antidrogue tire la sonnette d’alarme. 159 arrestations en 2016 liées à la possession et/ou consommation de drogue sur une tranche d’âge de 13 à 64 ans, tous sexes confondus.
Le commandant de la brigade antidrogue (Brimad) a fait une déclaration alarmiste, hier lundi au foyer des femmes de Moroni à l’occasion de la célébration de la journée internationale de lutte contre la drogue. Rien qu’en 2016, le nombre des personnes arrêtées et déférées au parquet pour détention et/ou consommation de drogue, s’élève à 159.
Un chiffre certes légèrement inférieur par rapport à l’année précédente. En effet, le commissaire Allaoui poursuivra qu’en 2015, le nombre était de 164. A l’entendre, il y a encore beaucoup à faire. « Avant, on fumait du cannabis. Aujourd’hui on a affaire avec l’héroïne et une autre drogue appelée Chimique », s’inquiétera-t-il, avant de préciser que le premier produit vient principalement de Zanzibar, et le second, de Mayotte.
Le fléau n’épargne aucun milieu selon le patron de l’antidrogue. « A l’université et dans les écoles secondaires, la drogue et de plus en plus consommée », a-t-il poursuivi, citant au passage les noms desdites écoles. Dernièrement, un bateau transportant du cannabis en provenance de Nosy-be à Madagascar aurait été appréhendé au large de la capitale.
A la question de savoir le sort réservé aux détenteurs et/ou consommateurs des stupéfiants, le commissaire se défendra : « Nous, on remet la personne aux mains de la justice. Le reste ne relève pas de notre responsabilité ».
Une résolution de lutte contre ce fléau a été communiquée à l’issue de cette célébration à laquelle avaient pris part le gouverneur de Ngazidja, le président du conseil de l’île de Ngazidja et plusieurs autres personnalités politiques, religieuses et de la société civile.
La concrétisation et la validation du projet de loi contre la drogue élaborée le 26 juin 2000 par les juristes comoriens et les experts de l’ONUDC à la demande des autorités comoriennes de l’époque ; l’instauration d’une coordination nationale de lutte contre la drogue font partie des grandes lignes de cette résolution prise par les ONG, notamment « M’kontsi Amani » et l’association comorienne de lutte contre la drogue.
Toufé Maecha
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