Alors que la révision des 7 groupes électrogènes devrait se faire depuis bientôt trois mois, les pièces maitresses ne sont pas encore arrivées. Pourtant le président directeur Bedida Nourddine de la société marocaine Proxi Industrie avait assuré lors d’un entretien que les pièces seront livrées en totalité avant la fin du mois de mai dernier.
La société nationale d’électricité des Comores (Sonelec) est dans l’impasse. Elle doit encore attendre pour faire les révisions des sept groupes électrogènes en détresse. Le fournisseur qui n’est autre que la société marocaine Proxi Industrie n’a pas encore livré les pièces maitresses. Pourtant son président directeur général Bedida Nourddine avait assuré lors d’un entretien avec la presse que les pièces seront livrées en totalité à la fin du mois de mai. Et ce n’est pas le cas. Sans oublier que la société a accumulé beaucoup de retard pour des pièces qui devraient être livrées depuis décembre 2023.
Interrogé sur cette situation, le patron de Proxi Industrie considère que le projet est dans la phase de clôture. Et qu’il y a des détails techniques à finaliser. « Le domaine de maintenance ce n’est pas une science fixe. Il faut de la réflexion et des analyses surtout si le mécanicien vous informe que la pièce est obsolète ou le constructeur a fait un update. Les pièces maitresses sont livrées sauf les pièces en discussion technique. Mais, je viens de le dire que le projet est dans la phase de clôture. C’est juste des détails techniques à finaliser », explique-t-il. Il faut rappeler que la société avait dépêché trois techniciens pour épauler les techniciens de la Sonelec dans des travaux techniques à la centrale d’Itsambouni. Ces derniers ont effectué des visites dans les autres centrales afin de faire un diagnostic au niveau des moteurs.
De son côté, le directeur général de la Sonelec, Soilihi Mohamed Djounaid, a confirmé que les pièces maitresses ne sont pas encore livrées. Mais, il reste confiant à l’endroit de son fournisseur. « Comme vous le savez, nous avons sept groupes électrogènes qui nécessitent des révisions. Quatre à Ngazidja et trois à Anjouan. Notre fournisseur a envoyé des pièces. Avec l’appui technique des techniciens de notre fournisseur, on a pu faire une maintenance d’un groupe à la centrale d’Itsambouni. Mais, il manque les pièces maitresses qui ne sont pas encore livrées. Nous ne pouvons pas débuter les révisions sans ces dernières », avance-t-il. Et de continuer : « Normalement ces pièces devraient arriver depuis le mois de décembre dernier avant le ramadan. Le fournisseur a accumulé du retard. Mais, nous avons une belle collaboration. Je suis confiant en notre fournisseur malgré ces retards ».
Et d’enchaîner : « D’ailleurs, on échange chaque jour, hier on était en discussion. Il m’a fait comprendre que tout évolue dans le bon sens sachant que leur société nous a donné deux moteurs pour dédommager leur retard. Cela montre quand même une bonne image, sans oublier que les pièces sont livrées sauf les plus importantes. J’ose espérer que ces pièces en question arriveront dans les meilleurs délais. Et qu’il n’y aura pas un problème qui va retarder leur acheminement. Il faut noter que ce ne sont pas des pièces qu’on peut acheter au marché de Moroni. Ce sont des grosses pièces qui coutent des millions. Donc, on ne doit pas se hasarder, il faut que tout soit sur », conclut-t-il.
Nassuf Ben Amad
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