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des Comores

Société « Projet filets sociaux », plus d’actes que de paroles…

Société  « Projet filets sociaux », plus d’actes que de paroles… © : HZK-LGDC

Le Projet filets sociaux de sécurité (PFSS) a jusqu’à ce jour déjà remis ces montants de soutien à une très grande partie des ménages et localités concernées. L’annonce a été faite par le coordinateur national, Ibrahima Ahamada lors d’un point de presse dans son bureau. Des actions qui consistent à venir en aide aux ménages d’abord touchés par Kenneth et ceux dont les revenus sont impactés par la Covid-19.


Devant la presse, le coordinateur national du projet filets sociaux de sécurité (PFSS), Ibrahima Ahamada a fait un point sur les activités déjà effectuées par le projet et les perspectives du projet en 2023. Ce projet mis en place depuis le passage du cyclone Kenneth en avril 2019 n’a pour objectif que de venir en aide aux familles vulnérables et touchées par les catastrophes naturelles. « Ce projet est financé à hauteur de 18 millions de dollars soit près de 7 milliards de nos francs devant servir sur trois phases en trois ans. Il s’agit de la réinsertion socio-économique des ménages touchés par Kenneth mais dans les zones les plus reculées. Nous avons en tout 118 villages sur l’ensemble du territoire dont 83 à Ngazidja, 22 à Anjouan et 13 à Mohéli. Nous allons intervenir auprès de 10 290 ménages sur la totalité de l’archipel dont 5 708 sur Ngazidja, 3 306 à Anjouan et 1 276 à Mohéli », détaille Ibrahima Ahamada.

Les missions placées en tête de ce projet consistent au développement communautaire. Il s’agit en effet d’accompagner les ménages sur une somme de 315 000 francs par ménage sur la base d’un plan technique pouvant inciter chaque famille à faire quelque chose de bénéfique selon le peu de moyen, de la réhabilitation et reconstruction des infrastructures de base tout en tenant compte des probables catastrophes naturelles sur ces mêmes zones. « Dans ce domaine, il y a un programme que nous avons mis en place et qui s’appelle SECAP (Suivi et Evaluation Communautaire à Audience publique) qui consiste à suivre de près les activités qui vont être effectuées par la société en charge de la réfection de ces infrastructures communautaires. Cette approche va nous permettre de reconstruire des infrastructures de qualité qui vont durer dans le temps », avance le coordinateur national du PFSS.

Entre tous ces programmes au cœur du projet PFSS, Ibrahima Ahamada évoque le programme ACT (Argent Contre Travail) qui consiste à accompagner de la même manière les ménages n’ayant pas pu intégrer le premier programme sur la réinsertion économique. En plus de l’aide Covid mise en place en cette période cruciale, le PFSS porte en lui une aide dans les grandes localités. « Dans ces grandes villes, nous avons 21 600 ménages sur l’ensemble du territoire national dont 3000 à Mohéli, 6 300 à Anjouan et à Ngazidja nous avons deux catégories dont la partie Moroni avec 6 300 ménages et l’autre partie constituant les autres grandes villes avec 6000 ménages. Chaque ménage aura 105 000 francs. Un programme qui va prendre fin en Avril », explique le conférencier.

Le choix des ménages est effectué sur des bases bien établies par la coordination nationale et l’ensemble des équipes portant sur des critères sociaux en fonction du mode de vie et des coûts de vie.

A.O Yazid

 


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