Le personnel soignant de Caritas observe un arrêt de travail de 24 heures. Les mutations « fantaisistes » et la situation sur les brûlés restent leurs principales revendications.
Apparemment tout change à Caritas. A part les prix qui ne cessent de grimper, aujourd’hui, c’est le personnel soignant qui risque d’en prendre un coup. Depuis des mois, l’administration du centre de santé Caritas opère des mutations qui n’ont rien à avoir avec le fonctionnement d’un centre de santé. Des sages-femmes appelées à être infirmiers ou bien des infirmiers pour jouer le rôle de gardien. Une situation qui ne convient pas du tout au personnel de ce centre de santé qui pense que cela déshonore le statut de la personne.
D’une seule voix, ils ont décidé d’attirer l’attention des dirigeants de ce centre de santé. « Un patient n’est pas comme une feuille. Si on commet une erreur, on peut le déchirer et prendre une autre. Mais un patient, si on fait une faute, il meurt. On ne peut prendre cette responsabilité et mettre nos malades en danger », explique Ahamada Hamidou, le délégué du personnel du centre Caritas. Pendant 24 heures, le personnel soignant assure tout de même un service minimum en attendant une rencontre entre le président du conseil d’administration et du staff.
Autre point qui a poussé le personnel soignant de Caritas à grever est l’augmentation des tarifs pour les brûlés ces derniers temps. Ils restent convaincus que ces novelles pratiques vont en l’encontre du statut du centre qui était fait pour les plus démunis. « Aujourd’hui, pour un petit brûlé, le patient doit dépenser beaucoup pour faire son pansement alors que nous savons que ce genre de soin doit être gratuit ou bien à moindre coût », avance à son tour Abraham Mchangama, infirmier.
Ce dernier a rappelé qu’il y a eu une convention établie entre le CH Mayotte et le Centre Caritas sur la question des brûlés. Le Centre Caritas fournit le SAS et le personnel soignant et le CHM assure la fourniture des médicaments et autres et la formation. « Les médicaments sont vendus aux brûlés lorsqu’on connaît qu’il n’y a pas de plus coûteux qu’un brûlé », poursuit-il. « Comment va faire le grand brûlé face à cette situation, s’interroge-t-il. Lui qui doit dépenser au minimum 30 000 FC pour faire son pansement ». Le personnel soignant se dit ouvert aux négociations pour trouver une solution.
Mohamed Youssouf
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BOINALI:
21/09/2017 à 10:53 AM
Que Dieu place Mère Collette dans son paradis FIRDAOUS! Moi, j'ai été au centre des négociations sur l'ouverture de 2 centres des brulés à El-Maarouf et au centre de l’Église. J'ai géré les fonds d'El-Maarouf pour transformer l'espace des médecins des Urgences d'El-Maarouf en espace des brulés. Effectivement, les matériels, les médicaments, les entretiens viennent du CH Mayotte et si le brulé est grave une évacuation par la compagnie Comores Aviation était possible. J'ai installé une pompe d'eau fournie par le CHM qui servait uniquement les Urgences, pour cette cause. Également, le Pasco (fonds de l'AFD) a contribué sur la construction de la cellule des brulés de l’Église. Malheureusement, les autorités compétentes ne s'impliquent pas d'avantage sur les différentes conventions. Prenez contact avec le Pasco, le ministère de la santé, El-Maarouf Dr Djabir ou Dr Ridhoine et le CHM le service de réanimation ou Thany originaire de Singani pour obtenir les détails.
Abraham:
13/04/2018 à 05:10 AM
Moi personnellement je suis peiner que cette histoire finit comme si de rien n'était j'ai levé mon petit doigt mais les autorités compétant n'ont rien fait même je suis envoyé suspension provisoire depuis déjà 7 mois et je suis passé en justice pour une soi-disant diffamation que j'ai gagné le procès mais je ne regrette pas d'avoir réclamé nos droits