Le ministre de l’intérieur a reçu hier mardi les acteurs des nouvelles technologies pour les sensibiliser contre la cyber-sécurité et la cyber criminel. C’était l’occasion pour le département de génie informatique d’annoncer une nouvelle licence en informatique dès la prochaine rentrée universitaire.
Pas de développements sans sécurité ! Mardi dernier, le ministre de l’intérieur a réuni les acteurs des nouvelles technologies, notamment des opérateurs de télécommunication, des agents de sécurité, de l’aviation civile etc. pour les sensibiliser sur la cyber-sécurité. « La sécurité fait partie des domaines régaliens de l’Etat. C’est de notre devoir d’accompagner toute initiative dans cette démarche », lance Mohamed Daoudou, le ministre de l’intérieur. Sensibiliser ces acteurs sur les deux sujets est jugé important par le premier flic du pays afin d’assurer la sécurité des administrations et institutions du pays. « La cyber-sécurité et cyber criminel, ce sont des disciplines dont le pays a besoin, dit-il. Chaque administration doit avoir un service de cyber sécurité pour pouvoir assurer la sécurité de ses données ». Le ministre a annoncé qu’à la prochaine session parlementaire, le gouvernement va faire adopter des lois sur la cyber sécurité.
De son côté, le chef de département génie informatique de l’Institut Universitaire de Technologie (IUT) a saisi cette occasion pour parler de la mise en place d’une nouvelle licence en informatique pour la prochaine rentrée universitaire. Lors de cette rencontre avec les acteurs des NTIC, l’objectif était d’étudier les voies et moyens de sa mise en place. « La licence en informatique aura deux parcours. Un parcours en administration et sécurité des réseaux informatiques (infrastructures de communication et télécommunication) mais aussi un parcours d’administration et sécurité des systèmes d’information. Il a été pour nous important d’associer les partenaires professionnels à ce projet de formation », explique Dr Ahmed Abdulatuf.
Au cours de cette réunion, il était aussi question de discuter de la manière de mettre en place un cadre de partenariat qui sera à la fois pédagogique, technique et scientifique qui puisse accompagner la licence professionnelle. « On sait qu’il s’agit d’une formation de vocation professionnelle. La plupart des enseignants ou des intervenants de cette formation doit provenir du monde professionnel parce que, ce sont eux qui vont employer les diplômés de cette filière », poursuit-il, avant d’ajouter que « il était nécessaire qu’ils aient un regard sur ce que nous faisons en termes pédagogiques ».
Cette formation de licence va ouvrir aussi la voie à un dispositif de formation continue dans le domaine de la cyber-sécurité. « Les nouvelles technologies numériques évoluent vite. Certes, ça amène de la croissance, mais aussi des inconvénients notamment des attaques multiples qui touchent les secteurs clés de l’économie du pays et qui peuvent toucher aussi la sécurité. Alors il faudrait que l’université prépare ces ressources humaines qui seront capables demain s’il y a une menace de la détecter », conclut-il.
Nassuf Ben Amad
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