La Gazette

des Comores

Société / L’épouse de l’ancien chef d’Etat-major adjoint priée de quitter le logement

Société / L’épouse de l’ancien chef d’Etat-major adjoint priée de quitter le logement © : HZK-LGDC

C’est suite à un coup de fil reçu le 11 janvier que l’épouse de l’ancien chef d’Etat-major adjoint de l’armée a appris qu’il lui fallait quitter le logement de fonction. Ibrahim Salim condamné à 3 ans de prison, il est normal que l’on demande à sa famille de quitter le domicile. Sauf que la procédure n’a pas été respectée.


L’épouse de l’ancien chef d’Etat-major adjoint, Ibrahim Salim, condamné à 3 ans d’emprisonnement pour complicité de tentative de coup d’Etat, est priée de quitter le logement de fonction. Selon une source autorisée, celle-ci a reçu un appel vendredi dernier du service du logement de l’Etat : le coup de fil n’avait qu’un seul objectif, « lui demander de quitter le domicile le dimanche (13 janvier) au plus tard ». L’épouse du Colonel aurait demandé plus de temps.

 

Notre source explique qu’il serait normal pour un officier aujourd’hui condamné de se voir priver d’un logement de fonction. Sauf que la procédure n’a pas été respectée, selon elle. « Il eut fallu, après le jugement prononcé contre le Colonel Salim, que se tienne un conseil d’enquête, et une radiation de contrôle de l’armée, a fait valoir notre source. En français facile, il aurait donc fallu, avant cette procédure d’expulsion, radier le Colonel Ibrahim Salim des listes de l’armée, ce qui n’aurait pas eu lieu ».

 

Notre interlocuteur, poursuit, que concernant le cas Ibrahim Salim, les entorses au droit ont été légion. « Avant même son jugement, son salaire a été suspendu ainsi que toutes les indemnités qui étaient dues à un homme de son rang ».

 

L’ancien chef d’Etat-major adjoint, en prison depuis plusieurs mois dans l’affaire de la tentative de complot contre la sûreté de l’Etat. Il a été condamné pour une période de 3 ans pour complicité de coup d’Etat.

 

Toujours est il que selon « un résumé médical » dont La Gazette des Comores s’est procuré une copie, Ibrahim Salim a la santé bien fragile. Les horribles conditions pénitentiaires ne font sans doute qu’aggraver son cas. Hypertendu et diabétique, ayant été victime d’un accident vasculaire cérébral, le médecin disait le document que nous avons cité plus haut « que son état de santé nécessitait d’autres investigations supplémentaires et une prise en charge en milieu hospitalier ». Il se trouve toujours à la maison d’arrêt.

 

L’ancien numéro 2 de l’armée a toujours clamé son innocence.

 

Fsy

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.