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des Comores

Société / Le député Dhoulkamal réagit aux propos de l’ancien président Sambi

Société / Le député Dhoulkamal réagit aux propos de l’ancien président Sambi © : HZK-LGDC

Le vice-président de l’Assemblée de l’Union, Dhulkamal Dhoihir a réagi aux propos de l’ancien président de l’Union, Ahmed Abdallah Ahmed Sambi qui rejette le « rapport Dhulkamal », faisant allusion au rapport d’enquête parlementaire sur la citoyenneté économique. Ce député assure avoir fait ce travail pour le bien du pays.


« Rapport Dhoulkamal », c’est par ces termes que l’ancien président de l’Union des Comores, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi qualifie le rapport sur la citoyenneté économique dans une vidéo de 9 minutes posté sur les réseaux sociaux pour se laver des accusations portées contre lui dans cette affaire. Des propos qui ont poussé le vice-président Dhoulkamal Dhoihir à réagir. Ce dernier dit avoir relevé un certain mépris des institutions de la République.

 

« Jusqu’à preuve du contraire, les lois de l’Assemblée et les commissions ne portent le nom de personne. On ne voit ça qu’en Europe, avance le député Dhoulkamal Dhoihir. S’il décrète en tant qu’ancien président de l’Union des Comores qu’à partir d’aujourd’hui, les lois porteront les noms des promoteurs ou les rapports des commissions portent les noms des présidents, je prends cela avec beaucoup de philosophie, peut être que le président est en colère ».

 

Sur le rapport en question, l’ancien président Sambi a été interrogé par trois députés lors de son audition devant la commission parlementaire. « Je prends pleinement la paternité de ce rapport puisque c’est cela qu’il veut dire. Mais je crois que c’est un rapport dont on n'en finira pas d’en parler. Et aujourd’hui, je ne suis pas très inquiet des jugements des uns et des autres, de ceux qui sont concernés », poursuit-il.

 

Le rapport parlementaire sur la citoyenneté économique a emporté du monde dans son sillon. Des anciens présidents, des ministres et voire même des policiers sont mouillés dans l'affaire. Pas seulement le président Sambi. « Ce rapport ne concerne pas que Sambi. Beaucoup des gens sont cités et je ne vois pas pourquoi on se focalise principalement sur Sambi », avance ce député, avant d’ajouter que « s’il y a des choses à contester, je pense que l’opportunité était donnée pour les contester devant la justice. Si le président Sambi est en détention provisoire, ce n’est pas Dhoulkamal mais le juge qui en a décidé ainsi».

 

Le vice-président de l’Assemblée reste convaincu qu'il ne suffit pas de parler de « rapport Dhoulkamal » mais qu'il faut se pencher sur ce qui est dedans, si cela est avéré ou pas. « Je n’ai pas de problème particulier avec le président Sambi. Je pense que ce je faisais était nécessaire pour rendre service à mon pays et je l’ai fait », conclut-il.

 

Mohamed Youssouf

 

 


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