La Gazette

des Comores

Situation d’Ahmed Abdallah Mohamed Sambi « Une détention illégale par séquestration »

Situation d’Ahmed Abdallah Mohamed Sambi « Une détention illégale par séquestration » © : HZK-LGDC

« Nous pouvons déduire que son emprisonnement est purement politique d’autant que de tous les citoyens cités ‘dans le rapport Dhoulkamal’, il est le seul à rester croupir en une détention arbitraire alors que certains sont soumis à une liberté restreinte et d’autres, pas du tout poursuivis ».


Des notables, des Ulémas et des Hatubs se sont réunis le 24 août à Mutsamudu Anjouan.  Objectif de cette grand-messe : la situation de l’ancien président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, en détention provisoire depuis près d’un an.

 

Dans la déclaration publiée à cet effet ce 27 août, ces personnalités ont rappelé que Sambi a d’abord été placé en « résidence surveillée illégale durant 3 mois par simple décision administrative ». Elles ont évoqué sa détention provisoire de 4 mois, son renouvellement, laquelle « est arrivée à expiration depuis plusieurs mois ».

 

Le comité de suivi, signataire de la déclaration a rappelé que « que la détention provisoire n’est renouvelable qu’une seule fois en vertu du code de procédure pénale en vigueur dans notre pays ».

 

Dès lors, la détention de l’ancien rais est selon lui, « une détention illégale par séquestration depuis l’expiration de la prolongation de la détention provisoire ».

 

Ces personnalités ont dit « avoir attendu patiemment un procès équitable qui n’a pas eu lieu tant les éléments de l’accusation de l’ancien président sont juridiquement vides. On peut en déduire que son emprisonnement est purement politique d’autant que de tous les citoyens cités ‘dans le rapport Dhoulkamal’, il est le seul à rester croupir en une détention arbitraire alors que certains sont soumis à une liberté restreinte et d’autres, pas du tout poursuivis ».

 

Inquiets de l’état de santé de l’ex Rais, « nous avons été contraints d’organiser en urgence cette conférence pour briser le silence de la patience et faire entendre nos voix de détresse afin que prenne fin le traitement injuste auquel est victime notre frère ».

 

Les Ulemas, notables et hatubs n’ont pas manqué de souligner leur reconnaissance « à nos frères notables de Ngazidja, à la tête desquels se trouve l’Honorable Said Hassan Said Hachim, pour avoir manifesté un esprit de solidarité à l’égard de notre honorable frère et pour avoir exprimé leur indignation contre l’injustice et la haine dans notre pays ».

 

Fsy

 


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