La Gazette

des Comores

Sensibilisation sur le mariage précoce des enfants.

Sensibilisation sur le mariage précoce des enfants. © : HZK-LGDC

Agir pour la Santé des Femmes (ADSF) avec l’UNFPA, a organisé hier 14 février une journée de sensibilisation sur le mariage d’enfant aux Comores. Cet évènement a eu lieu à l’Institut Université de Technologie (IUT) en présence des étudiants de cette université des Comores et les membres d’ADSF. « Le mariage précoce et ses conséquences», tel est le thème choisi pour cette journée.


Le mariage d’enfant est l’un des problèmes majeurs qui suscite des débats au niveau mondial. Aux Comores, les filles moins âgées ne sont pas épargnées. A cet effet, le mouvement Agir pour la Santé des Femmes (ADSF) en collaboration avec l’UNFPA, a organisé le 14 février, jour de la Saint-Valentin, une journée de sensibilisation sur le mariage précoce aux Comores. Selon Chabani Bourhane, le représentant de l’ADSF, cette sensibilisation a commencé depuis 2017 et tient à remercie les Nation-Unis notamment l’UNFPA pour leur accompagnement.

« Nous avons constaté que beaucoup de jeunes filles abandonnent les études et d’autres restent avec des séquelles à cause du mariage précoce. C’est pour cela, que depuis 2017, on a commencé à sensibiliser la population, surtout les jeunes filles sur les dangers de ce mariage », explique-t-il, avant d’ajouter que « l’année dernière, c’était au lycée de Moroni qu’on avait fait cette sensibilisation et cette année, on a choisi l’IUT et c’est toujours avec la même date du 14 février », a fait savoir Chabani Bourhane.

Pour lui, le choix de cette date de la Saint-Valentin est idéal pour lancer leur message. « Le problème n’est pas seulement le mariage précoce, mais aussi la valeur de la femme. On a remarqué que nos filles et nos femmes dévalorisent leur corps. Ce qui est inquiétant en tant que pays musulman », montre le représentant de l’ADSF. Dans son exposé Chabani Bourhane n’a pas caché ses mots pour montrer la valeur d’un corps. « Vous êtes des étudiants, donc vous êtes responsables de vos actes malgré votre âge. Valoriser son corps, ce n’est pas le fait de le donner à n’importe qui ou de le vendre, mais plutôt d’être maitre de ses actes de son corps. Et cela signifie de se respecter jusqu’à avoir une conscience et une maturité de sa responsabilité », indique-t-il. Il appelle les jeunes filles à faire barrage au mariage précoce et se consacrer à leurs études avant de s’engager dans une vie de couple.

Nassuf Ben Amad

 


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