Un atelier de sensibilisation sur le nouveau code de la route en Union des Comores s’est tenu mardi 08 septembre à Moroni. L’objectif est de sensibiliser la population sur la nouvelle loi mais aussi étudier les voies et moyens de mettre en application le code adopté par l’Assemblée Nationale de l'Union depuis 2019 et promulgué par le chef de l’Etat.
Le ministère des transports terrestres a organisé un atelier de la sensibilisation sur le code de la route en Union des Comores voté en 2019 et promulgué par le président de la République. Par cette occasion, Bianrifi Tarmidhi annonce que c'est la première fois que l’Union des Comores se dote de son propre code. « Nous venons d’avoir notre propre code de la route. Non seulement c’est un pas positif mais aussi un signe et un pas géant vers l'émergence », se glorifie-t-il. Ce dernier montre que ce code a plusieurs objectifs dont la protection de la population mais aussi le renforcement de la sécurité dans notre pays.
De son côté, le directeur général de la route affirme que le code est déjà mis en application mais il ne reste que sa vulgarisation afin qu’il soit connu du public. « Dès sa promulgation par le chef de l’Etat, il est désormais applicable mais nous nous sommes réunis ici afin de règlementer les textes et voir ensemble les procédures à poursuivre pour l’appliquer au quotidien », avance Said Ousseine. Le nouveau code de la route est composé de 12 titres et 366 articles. Il prévoit des dispositions applicables aux véhicules de collection et aux véhicules appartenant à des personnes de statut diplomatique ou assimilé.
Par rapport aux sanctions, il prévoit que toute personne qui aurait tenté d'entraver ou de gêner la circulation, placé ou tenté de placer, sur une voie ouverte à la circulation publique, un objet faisant obstacle au passage des véhicules ou qui aura employé ou tenté d'employer un moyen quelconque pour y mettre un obstacle, sera puni d'une amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe et d'un emprisonnement de cinq ans à dix ans.
Il montre aussi que toute personne qui aura conduit un véhicule « ou accompagné un élève conducteur dans les conditions prévues au présent code » alors qu'elle se trouvait, même en l'absence de tout signe d'ivresse manifeste, sous l'emprise d'un état alcoolique caractérisé par la présence dans le sang d'un taux d'alcoolémie égale ou supérieur à 0.80 grammes pour mille ou par la présence dans l'air expiré d'un taux d'alcool pur égal ou supérieur à 0.40 milligramme par litre sera punie d'un emprisonnement de un an à deux ans et d'une amende de un million de franc (1.000.000). Le nouveau code de la route a classé les amendes en fonction de l’infraction. Elles varient de 5 000 à 25 000 FC pour la première catégorie, de 25 000 à 50 000 FC amendes pour la 2e catégorie, 50 000 à 75 000 FC pour la 3e catégorie et de 75 000 à 100 000 FC pour la 4e catégorie.
Ibnou M. Abdou
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