Dans une conférence de presse, le village de Seleani Hamahamet demande la peine de mort après le meurtre d’Athoumane Moumine. Par la même occasion, les habitants de ce village ont annoncé le bannissement de la jeune fille, cause principale de ce meurtre.
Au 9ème jour de la mort d’Attoumani Moumine décapité dans la nuit du dimanche au lundi 9 novembre dernier, le village de Seleani Hamahamet vient de se prononcer. Devant la presse, il condamne le meurtre dont la principale cause était l’infidélité. « Seleani regrette sincèrement ce qui s’est passé. Actuellement, le nom de notre village est cité partout et nous ne pouvons pas pardonner une telle humiliation, dit Salim Cheikh. C’est pourquoi nous demandons l’application de la peine de mort ». Au nom du village, ce notable demande à la justice d’appliquer la peine la plus lourde et exemplaire pour le monde. « La justice sait bien faire son travail mais nous sommes obligés de le rappeler car sa décision peut avoir des conséquences dans la région en général et Seleani en particulier », rappelle-t-il.
Ce porte-parole de Seleani tient à préciser à la presse que « si la justice ne fait pas son travail, ils ne seront pas responsables de ce qui se passera après. Au delà de l’exécution qu’il demande avec insistance, le village se montre encore plus intransigeant. « Le corps ne doit pas venir à Seleani. Il doit être jeté en mer », demande-t-il, tout en révélant que le défunt a reçu plus de 4 coups de couteau.
Actuellement, le village de Seleani tient à instaurer la paix dans le village et surtout au sein des deux familles. Présent dans cette rencontre avec la presse, Mohamed Moumine, le frère de la victime affirme qu’actuellement il n’y a aucun problème entre les deux familles. « Les deux familles se côtoient mutuellement. La sœur du meurtrier est venue présenter les condoléances à notre famille », précise-t-il. Parmi les décisions prises, pour stabiliser le village, le bannissement de la femme, cause de ce meurtre. Notons ici qu’il s’agit d’une affaire d’adultère qui a presque plus de 8 ans. Dans un entretien que le chef du village avait accordé à la presse locale la semaine dernière, Mohamed Islam avait annoncé que le conflit entre Hadji Ahamada et Athoumane Moumine datait d'une dizaine d'années. Il a fait savoir que le présumé meurtrier avait saisi le chef du village plusieurs fois pour "infidélité". Les conférenciers affirment avoir tenté la médiation entre les trois personnes mais en vain.
Ibnou M. Abdou
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC