Une trentaine de membres du mouvement scout de l’Union des Comores est en formation depuis samedi, pour 10 jours. Il s’agit d’une formation sur les bases fondamentales du scoutisme, qui se déroule à Voidjou, à l’Ecole nationale des armées connue sous le nom ENFAG. Une formation assurée par les bureaux mondiaux du scoutisme ainsi que celui de l’Afrique.
Presque 30 ans sans formations ni activités. Le scoutisme aux Comores a souffert d'une longue traversée du désert. Il a fallu attendre 2016 pour que l’actuel chef d’Etat major, Youssouf Idjihad, prenne le poste de président d’honneur du mouvement du scoutisme national pour que ce dernier commence à honorer ses droits au niveau mondial. Le mouvement commence petit à petit à participer aux différentes activités, que ce soit en Afrique ou au niveau mondial.
Pour la troisième fois consécutive, les bureaux mondiaux du scoutisme ainsi que celui de l’Afrique soutiennent une formation de renforcement de capacités aux Comores. Deux experts internationaux envoyés par ces deux bureaux se trouvent actuellement sur place pour assumer cette formation de 10 jours qui concerne une trentaine de jeunes filles, membres du scoutisme national et issues des trois îles.
« Il s’agit de formation des formateurs pour rattraper les 30 ans déjà perdus », explique Ibrahim Mohamed Taki, commissaire, lors d’une conférence de presse pour annoncer l’événement. D’après lui, les bénéficiaires sont les chefs des unités de chaque groupe dont chacun est composé de jeunes âgés de 6 à 12 ans, de 13 à 18 ans et de 19 à 24 ans. L’objectif de cette formation, selon Gibert Mussumba, commissaire général de la fédération des Scouts du Congo (Fesco), est de renforcer la capacité des adultes de l’organisation mondiale ici aux Comores. « Tout le monde sait que le scoutisme se développe dans le temps », ajoute ce formateur qui se trouve pour la 3eme fois au pays, expliquant que la pratique du scoutisme est comme une école ouverte de la classe de CP jusqu’en Terminale, voir à l’université.
Au nom du chef d’Etat major, le colonel Issa Aboubacar, directeur par intérim de l’école ENFAG, tient à préciser que le soutien de l’armée nationale au niveau du mouvement du scoutisme est quasi obligatoire. Puisque, ajoute-il, « il s’agit de l’avenir de notre pays ». C'est le soutien de l’organisation mondiale du scoutisme qui voudrait faire du scoutisme comorien, un scoutisme de qualité qui va permettre à ce que ces jeunes puissent devenir des citoyens responsables, autonomes et engagés dans ce pays, c'est-à-dire de vrais cadres.
« Quand nous avons beaucoup de jeunes dans le scoutisme, nous avons la chance d’avoir de futurs cadres qui auront des valeurs, du scout et sociales, ce qui leur permettra de contribuer au développement du pays. Voilà pourquoi même les autorités du pays sont activement impliquées pour aider à ce que les cadres de ce scoutisme soient de niveau assez élevé pour permettre à la population jeune des Comores de participer activement au développement du pays ».
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