A Ouani Anjouan, hier mardi a été lancée la deuxième campagne de traitement de masse contre la filariose lymphatique dont la prévalence est aujourd’hui estimée à 0,4% contre 4,3% en 2001.
Après la toute première campagne contre la filariose en 2001, le pays est passé d’une prévalence de 4,3% à 0,4%, en l’an 2007. Un résultat prometteur mais qui ne fait pas encore la satisfaction totale des autorités et partenaires à la santé, principalement l’OMS. En effet, lors de la cérémonie de lancement de cette deuxième campagne, les interventions ont été axées sur la mobilisation en masse de toutes les parties prenantes.
L’Organisation mondiale de la santé (Oms) qui appelle à une sensibilisation « rigoureuses » de la population va jusqu’à interpeller les chefs des villages. Pour l’OMS, ces derniers auront « un rôle prépondérant à jouer en appuyant les agents distributeurs des médicaments qui seront dans les quartiers ». Il faut dire qua la campagne de ce traitement combiné contre la filariose et le géohelminthiases (infections transmises par des œufs présents dans les excréments humains, qui contaminent le sol là où l’assainissement laisse à désirer, Ndlr) commence dès aujourd’hui pour que la prise des médicaments se fasse entre le 26 et 28 de ce mois.
Le vice-président en charge de l’aménagement du territoire qui assure l’intérim du chef de l’Etat, le gouverneur d’Anjouan aussi sont tous deux intervenus tout en restant au diapason de l’événement : la sensibilisation. Deux passages de traitement sont prévus pour 2017 et 2018. Des mesures de prévoyance seront mises en place à travers des sites sentinelles afin, selon l’OMS, de s’assurer par des approches scientifiques avérées que la transmission de la filariose est interrompue.
Toufé Maecha, depuis Ouani Anjouan
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