Un comité technique a été mis en place pour travailler sur l’élaboration de la stratégie de gestion des déchets biomédicaux. Une attention particulière sera portée sur les déchets piquants ou tranchants infectés, infectieux non piquants, anatomiques, pharmaceutiques, biologiques qui exigent un mode de stockage et de traitement particulier.
L’accroissement constant des déchets biomédicaux appelés aussi déchets hospitaliers, occasionné par le fonctionnement des services de santé (publics et privés) a toujours posé de sérieux problèmes aux responsables des établissements de soins, comme aux autorités nationales. Sur directive du secrétariat général du ministère de la santé, un groupe de réflexion multidisciplinaire (gestionnaires, ingénieurs et techniciens) et multisectoriel (santé, environnement) qui incluait les partenaires techniques et financiers, a travaillé sur le sujet. Après un travail minutieux, le comité a fait part de ses résultats dans un rapport sur la problématique actuelle des déchets biomédicaux.
Le rapport en question incluait la couverture actuelle des Iles en incinérateurs, et leur fonctionnalité au niveau des services de santé, pointant l’extrême gravité de la situation au CHN El-Maarouf. « Une feuille de route a été présentée au Secrétariat général qui, ayant saisi l’opportunité de la démarche et de la réflexion ainsi que des pistes de solutions envisagées pour le court, le moyen et le long terme », a confirmé un membre du comité technique ad hoc issu de ce large groupe de travail. Ce comité sera chargé aussi d’élaborer la feuille de route et de suivi ainsi que d’évaluer la stratégie.
En Union des Comores, la gestion des déchets ménagers pose problème, et vient s'ajouter celle les déchets biomédicaux. Une attention particulière a été requise plus particulièrement sur les déchets piquants ou tranchants infectés, infectieux non piquants, anatomiques, pharmaceutiques, biologiques qui exigent un mode de stockage et de traitement spécifique. « L’absence de stratégie de gestion de ces déchets fait peser de sérieuses menaces sur la santé des populations de même que sur l’environnement, particulièrement dans le contexte de l’insularité », précise-t-il.
En marge des travaux, une décision ministérielle viendra conforter le travail du comité en question. Les partenaires techniques et financiers embarqués dans ce processus, ont réitéré leur engagement à œuvrer à l’effort d’harmonisation et de coordination souhaité en acceptant de canaliser les fonds réservés à ce chapitre dans leurs plans d’action annuels vers la mise en œuvre de la stratégie en cours de montage.
Mohamed Youssouf
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