Le ministère de la santé organise depuis lundi dernier un atelier d’évaluation conjointe des capacités nationales en matière de Règlement Sanitaire International. Il est un outil majeur de surveillance épidémiologie destiné à aider les 194 pays signataires dont l’Union des Comores, à travailler ensemble pour sauver des vies menacées par la propagation internationale des maladies.
Mis en vigueur le 15 juin 2007, il a pour objet de prévenir la propagation internationale des maladies, et de réagir par une action proportionnée et limitée aux risques qu’elle présente pour la santé publique, tout en sauvegardant le principe de la libre circulation des personnes et des biens. La tenue de cette rencontre « traduit, l’engagement de notre pays et la volonté et la détermination de toutes les parties prenantes, à travailler ensemble pour renforcer les capacités de détection et de riposte rapide face à une situation ou événement de santé publique de portée nationale, sous régionale et internationale », déclare Rashid Mohamed Mbaraka Fatma, la ministre de la santé.
En vertu du RSI, les Etats devront signaler tous les événements susceptibles de donner lieu à des urgences de santé publique de portée internationale, y compris ceux provoqués par des agents chimiques, des matières radioactives et des aliments contaminés. C’est dans ce sens que les Comores ont démarré le processus d’évaluation externe depuis le mois d’Avril dernier. La ministre de la santé reste convaincue que ce signalement ne peut être possible que lorsque tous les acteurs travaillent en commun accord dans un esprit inclusif, participatif, contributif et collaboratif.
« L’expérience de l’épidémie à virus Ebola qui a sévi au Liberia et en Guinée montre que les Etats Africains sont vulnérables et menacés par des épidémies dévastatrices qui entrainent des lourds tribus. Il importe donc d’intensifier les actions de prévention, de riposte et de résilience. La préparation et riposte passera par l’opérationnalisation des départements sanitaires à tous les niveaux du système de santé et l’implication totale des communautés », dit-elle. Avant d’ajouter que « l’implication de toutes et de tous et à tous les niveaux constitue le gage d’une prévention, de détection, de préparation et riposte efficace et efficiente aux situations d’urgence et de santé publique ».
La mise en œuvre du Règlement Sanitaire International 2005 (RSI) par l’Union des Comores s’inscrit dans la vision du président de la République de doter les Comores, à l’horizon 2030, d’un système de santé cohérant, performant, mettant l’individu au centre des soins de santé, accessibles à tous les citoyens et reposant sur la stratégie des soins primaires et de sécurité sanitaires.
Mohamed Youssouf
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