Les personnels de la santé et de la société civile étaient tous réunis dans un atelier national de planification et de développement des outils en vue de l’évaluation des risques et cartographie en Union des Comores. Durant cinq jours, ils vont s’exercer sur la vulnérabilité et l’évaluation et la cartographie des risques (VRAM).
L’Union des Comores est sujette aux inondations, cyclones, voire même les tremblements de terre. Hier lundi, les personnels de la santé, de l’environnement, de l’eau, de la sécurité civile, les partenaires humanitaires et les partis politiques étaient tous réunis dans une rencontre afin de planifier et développer des outils en vue de l’évaluation des risques et cartographie en Union des Comores pour la préparation des urgences sanitaires.
Cette initiative vise à renforcer les capacités et compétences requises pour mieux se préparer à répondre rapidement, efficacement et de manière coordonnée en cas de survenue d’une quelconque urgence sanitaire aux Comores. « Plusieurs facteurs influent sur la vulnérabilité du pays à ces risques naturels et compliquent encore la réponse lorsqu’un évènement se produit. Une planification efficace pour la gestion des risques catastrophique y compris la préparation et la réponse aux situations d’urgence, nécessite une identification adéquate des facteurs qui rendent les communautés et les systèmes de santé sensibles aux effets néfastes des dangers. La vulnérabilité et l’évaluation et la cartographie des risques (VRAM) est une méthodologie qui permet d’identifier les individus, les communautés ou les régions à risque pour des interventions bien ciblées de préparation et de réduction des risques », souligne Maria Soares Da Silva, la représentante de l’OM en Union des Comores.
L’objectif de l’exercice VRAM est de contribuer au renforcement de la gestion des urgences de santé publique aux Comores par l’évaluation des risques et la formulation de recommandations pour réduire la vulnérabilité, augmenter la capacité et construire éventuellement la résilience de la population et du système de santé face aux dangers. « Il faut donc veiller à ce que toutes les politiques nationales contribuent à une politique publique de santé où chaque ministère a un rôle à jouer pour assurer une population saine et un système de sante efficace », poursuit-elle.
Cet exercice VRAM s’inscrit dans le cadre de la Stratégie de Croissance Accélérée pour le Développement Durable (SCA2D). Pour la secrétaire générale du ministère de la santé, c’est une opportunité pour le pays d’évaluer le niveau de préparation existant en matière de gestion de risque de catastrophe et d’y apporter des réajustements. « Cette rencontre traduit non seulement l’engagement de notre gouvernement en faveur de cette initiative mais aussi la volonté et la détermination des parties prenantes à travailler ensemble pour réduire l’impact des urgences et catastrophes liés aux changements climatiques et aux épidémies », avance Moinour Said Hassane, la secrétaire générale du ministère de la santé. Cet exercice VRAM va permettre au pays de renforcer les capacités managériales et rendre le système de santé du pays résilient.
Mohamed Youssouf
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