La campagne contre la filariose lymphatique et les parasitoses intestinales vient d'être lancée. A Ngazidja le coup d'envoi a été donné par le commissaire de l’exécutif de l'île en charge de la santé et la direction nationale de la santé annonçant 3% de cas au niveau national.
Après Ndzouani vient le tour de Ngazidja de lancer la campagne de traitement de masse contre la filariose lymphatique et les parasitoses intestinales. Et c'est au commissariat à la santé que le coup d'envoi a été donné mercredi au cours d'une conférence de presse. « Les Comores sont endémiques à la filariose lymphatique et aux parasitoses intestinales. Donc quand un pays est endémique il faut que ce pays bénéficie de l'appui de l'Oms pour arriver à éradiquer cette parasitose », a déclaré Dr Tadjidine.
Ce médecin biologiste-infectiologue, spécialiste des maladies tropicales qui alerte sur le danger qui menace la population si on laisse la maladie se développer, pour arriver au stade de l'éléphantiasis. « A ce stade, il est difficile de traiter le malade, d'où l’intérêt de ramener l'ensemble de la population à prendre les médicaments », a-t-il indiqué. Même appel pour Maissara Mdahoma, commissaire en charge de la santé de Ngazidja qui « appelle la population à plus de coopération au cours de cette campagne ». Et elle de mettre en garde contre la « campagne d'intoxication qui suit généralement toute initiative de traitement de masse ».
Pour Dr Chamsoudine Mohamed directeur de la lutte contre les maladies, les performances pour la lutte contre ces pandémies est en dents de scie. Et si on est à 3% au niveau national, l'île d'Anjouan concentre à elle seule 7% de cas repérés pendant qu'à Ngazidja on est à 2% de cas et Moili 0%. D'après-lui si le pays lance cette nouvelle campagne après celle de 2001 qui a permis d'arriver à un taux de 4,3%, c’est parce que l'enquête d'évaluation de la transmission réalisée dans le pays en 2012 a montré que la Filariose lymphatique n'est pas encore éliminée aux Comores, ainsi, deux passages de traitement en 2017 et 2018 sont préconisés.
Il faut noter que le lancement de cette campagne vient une semaine après que la représentante de l'OMS aux Comores a remis un important lot de médicaments à la ministre de la santé. « Cette remise vient de confirmer et relancer le processus de traitement de masse pour l'élimination de la filariose lymphatique qui sera poursuivi dans les jours à venir », avait déclaré Dr Rosa Maria au cours de la cérémonie de remise qui s'est déroulée au ministère de la santé.
Maoulida Mbé
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