Avant de célébrer la journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail le 29 avril sous le thème « optimiser la collecte et l'utilisation des données sur la sécurité et la santé au travail », le mouvement des entreprises comoriennes et la confédération des travailleurs comoriens fournissent aux travailleurs une information sur la diversité du problème dans le pays.
A l’hôtel Le Retaj, d’hier à vendredi, se tient un atelier de formation sur la sécurité et la santé au travail. Laquelle formation est organisée conjointement par le mouvement des entreprises comoriennes et la confédération des travailleuses et travailleurs comoriens.
La formation fournit aux travailleurs une information générale sur la santé et la sécurité au travail et sur l'ampleur et la diversité du problème dans le pays, et explique les démarches à suivre pour jouir de ses droits en cas d’accident au travail.
En effet, le secrétaire général de la confédération des travailleuses et travailleurs comoriens explique que compte tenu des accidents qui se perpétuent dans les lieux de travail, la situation gravissime interpelle les employeurs.
« Tous les chefs d’entreprises, les salariés, les délégués de personnel et aussi les responsables gouvernementaux, nous réfléchissons ensemble afin de diminuer, voire éradiquer les accidents dans les lieux de travail à travers une campagne de sensibilisation massive », nous concède Salim Soulaimana, le patron de la CTC qui préside ledit atelier.
Selon ce syndicaliste aguerri, il est question de mettre les employeurs devant leurs responsabilités. La prise en charge en cas d’accident notamment, à travers la caisse nationale de solidarité et la prévoyance sociale. « Je suis rassuré que dans l’avenir les choses seront meilleures surtout avec l’implication du Modec », conclut-il.
Il faut noter que selon des chiffres avancés à l’ouverture de l’atelier, courant l’année 2014 les îles de Ngazidja et Mohéli ont enregistré 107 accidents du travail (AT) dont seuls 92 ont été réparés. Pour Anjouan, 138 AT ont été enregistrés. Des chiffres qui ont diminué l’année suivante. En effet, en 2015 Ngazidja a enregistré 97 AT, 72 à Anjouan et 1 à Mohéli.
Aussi faut-il noter que cet atelier de formation est sponsorisé par Moroni Terminal, l’hôtel Le Retaj, l’entreprise générale de terrassement (EGT) et le bureau international du travail (BIT).
L’OMS avait pris part hier lors de l’ouverture. L’Organisation a fait une déclaration sur la panoplie de mesures qu’elle a prises.
Toufé Maecha
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