La Gazette

des Comores

Sambi entame sa 4e année de détention provisoire

Sambi entame sa 4e année de détention provisoire © : HZK-LGDC

En ce mois d’aout 2021, l’ancien président Ahmed Sambi a entamé sa quatrième année depuis qu’il est détenu par la justice sous un régime de mandat de dépôt le 19 aout 2018 (il a été placé en résidence surveillée par le ministère de l’intérieur pendant trois mois, avant le placement sous mandat de dépôt).


Il y a des dates qu’on n’oublie jamais. La semaine dernière, la famille politique de l’ancien président Ahmed Abdallah Sambi a tenu une cérémonie symbolique pour marquer le début de sa 4e année de détention. Celui dont le procès est annoncé pour « la fin de l’année » a été en effet placé sous mandat de dépôt depuis le mois d’aout 2018, après trois mois de résidence surveillée décidée par le ministère de l’intérieur. 

 

L’annonce de l’imminence de son procès prévu pour la fin de cette année à en croire le porte-parole du gouvernement, n’a fait que mobiliser davantage les proches de l’ancien président des Comores entre 2010 et 2016. « Cela fait quasiment 4 ans (en réalité on entame la 4e année, Ndlr) que Sambi est détenu. C'est la première fois dans l'histoire de la justice comorienne qu'un prévenu est détenu pendant plus deux ans sans être entendu par un juge. La date du procès est fixée en conseil des ministres. Étonnant ! », tonne Me Mahamoudou Ahamada, son avocat.

 

Il y a moins d’un mois le porte-parole du gouvernement a annoncé l’ouverture des procès du gouverneur déchu d’Anjouan Salami Abdou Salami le 31 aout, et celui de l’ancien chef d’État Ahmed Sambi avant la fin de l’année. « Quand ils ont décidé la date de son jugement, pourquoi ne pas en faire autant pour sa peine ? », ironise celui qui affirme n’avoir jamais été tenu informé de la tenue de ce procès par la justice, ce qui lui revient de droit en tant qu’avocat du prévenu.


Andjouza Abouheir

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.