La Gazette

des Comores

Salon de la sécurité numérique : La sensibilisation des plus jeunes, une nécessité

Salon de la sécurité numérique : La sensibilisation des plus jeunes, une nécessité © : HZK-LGDC

Un panel d’échanges sur la lutte contre la déferlante des violences et la transformation des organisations s’est tenu ce mardi 18 novembre à Moroni. Ce panel qui s’inscrit dans le cadre de la 3e édition du salon de l’économie numérique avait pour but de réunir les experts sur la question afin de trouver une solution pérenne et préventive.


Le volet de ce panel c’est la collaboration entre les organisations publiques et privées pour le développement du numérique, notamment contre les violences et débordements sur les réseaux sociaux et la transformation des établissements publics. Dans l’objectif d’apporter des éclaircissements et sensibiliser les jeunes sur l’utilisation du numérique à bon escient, l’officier exceptionnel de la police nationale Thouayinat Abou Abasse, recommande que cette collaboration entre le public et le privé dans le cadre de la sécurisation des activités numériques se conforme à un cadre juridique. « Il faut que les textes soient établis chaque année. Si par exemple, nous voyons les atteintes sur l’économie numérique, nous remarquons une défaillance sur la sécurisation des personnes, il y a des atteintes sur la vie privée entre autres », pour espérer une amélioration dans ce domaine. Cet officier explique que les secteurs public et privé devraient travailler ensemble puisqu’il s’agit de la société comorienne qui est en cause. « Il serait judicieux que le gouvernement mette en place une police exemplaire qui va agir avec la formation des brigades en charge du domaine du numérique », suggère-t-elle.

L’ingénieur en télécommunication chez Telma, Karim Attoumani Mohamed souligne que la transformation numérique va de pair avec l’évolution de la société. « C’est un axe très important parce qu’on ne peut pas grandir sans éducation. Prenons l’exemple de certains parents qui interdisent la sortie aux enfants parce qu’il y’a des chauffards pendant que d’autres les retiennent en leur indiquant la manière de traverser. Ce qui démontre que pour rassurer tout le monde, nous avons besoin des forces de l’ordre, des agents qui font respecter la loi », précise-t-il, tout en se focalisant sur la confiance en soi.

Il a par la suite préconisé l’instauration d’un cadre qui pourrait corriger chaque infraction. Un cadre garantissant la reconnaissance de celui qui commet une infraction afin de le corriger est primordial. Les télécommunications aujourd’hui sont un support. « Nous en tant qu’opérateur, obéissons à un ensemble de lois notamment la neutralité du net qui favorise la libre circulation des appels téléphoniques. Nous sommes par ailleurs en mesure de déterminer l’identité de celui qui a acheté la puce, connaitre sa localité et relier sa géolocalisation avec d’autres recherches de la police», souligne-t-il.

A son tour, le consultant en cyber criminalité, Chafik Mohamed, confie que des lois sur la cybercriminalité existent bel et bien aux Comores. « Un manque de pratique laisse croire à un vide juridique. Plusieurs citoyens sont victimes d’harcèlement ou arnaques, alors je tiens à préciser que ce qu’il manque, c’est juste des autorités de contrôle de données qui vont appliquer ces lois », dit-il. Il recommande une mise en place d’organisations qui vont contrôler la mise en application des lois. Et une forte sensibilisation basée sur l’éducation. « La sensibilisation sur les dangers numériques n’est pas importante dans le pays. Certes des opportunités des réseaux sociaux sont enregistrés mais également des menaces. Une session de sensibilisation en préscolaire comme la crèche ou maternelle serait judicieuse puisque les enfants commencent à utiliser les écrans dès le bas âge », précise-t-il.

Mohamed Ali Nasra

                                          

 

 


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