Le village de Salimani Itsandra, a invité hier mardi la presse pour être témoin d’une cérémonie de lecture du Coran. Cela suite à des rumeurs accusant la localité de Salimani d’être à l’origine du conflit qui l’a opposé à Tsidjé.
Cela fait déjà deux mois, une crise oppose deux villages voisins de la région d’Itsandra, en l’occurrence Tsidjé et Salimani. Ce dernier, a invité hier mardi des chefs religieux en présence de la presse et des hommes politiques dont le préfet et le député de la localité, pour la lecture du Saint Coran.
Par rapport à cette crise, « nous voulons venir aujourd’hui nier toutes les allégations, faisant état à plusieurs reprises que nous sommes les provocateurs de ce conflit », explique le colonel Hassane Harouna, notable de ce village. « Ce sont des mensonges », ajoute-t-il, quelques secondes avant la lecture intégrale du Coran.
Tout en condamnant avec la dernière énergie les agissements de ses enfants, le village de Salimani conteste et rejette en bloc toutes les accusations, faisant des habitants de cette localité les provocateurs du conflit. Selon les conférenciers, le village n’a incité personne à semer la zizanie. « L histoire est là. Et tout le monde peut vérifier», tiennent-ils à rappeler.
Toutefois ils reconnaissent qu’il a y eu des dégâts matériels et humains. Mais « nous nous sommes mis d’accord de patienter et attendre que la justice soit rendue », avoue Dr Ben Halidi, porte parole du village Salimani, chargé de la cérémonie d’hier. Ce dernier tient à cette occasion à interpeler le gouvernement pour régler, le plus vite possible la question des délimitations territoriales entre villes et villages. Une question qui, selon lui, une fois réglée va mettre fin, une bonne fois pour toutes les multiples conflits inter-villageois.
Mohamed Ahmed notable, Ntsoudjini, qui parlait au nom de la région d’Itsandra, sollicite les deux villages en conflit de bien discerner entre cette crise et les différentes assises sociales et politiques. En attendant la décision de la justice que « nous tous tenons à respecter scrupuleusement, nous appelons les deux villages en conflit à permettre la reprise de tous regroupement ou manifestation à caractère social, religieux ou politique ».
Et le notable Saïd Hassane Said Hachim de prier pour que la paix revienne le plus vite dans ces deux localités, à Ngazidja et en Union des Comores. « Nous ne pouvons pas vivre sans nos frères », recommande-t-il avant de demander à la presse, de contribuer l’apaisement dans la région.
Ibnou M. Abdou
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