Jeudi dernier, à la salle de conférence de la Direction générale de l’environnement, s’est tenu un atelier national de validation relatif à la révision de la Politique nationale de l’environnement.
Il faudrait rappeler que la politique nationale de l'environnement a été élaborée et adoptée en décembre 1993. Cela fait va faire trois décennies. Elle avait pour objectif l’intégration de la dimension environnementale dans la politique et le développement social et économique de l’Union des Comores. La politique nationale de l’environnement visait à atténuer la dégradation des ressources naturelles en mettant l’accent sur la protection, la conservation, la restauration des ressources naturelles, d’une part, et en prenant en compte la dimension environnementale dans les politiques de développement socio-économique du pays, d’autre part.
Dans son allocution d’ouverture de l’atelier, le ministre de l’Environnement Houmed Msaidé, a déclaré qu’ « Aujourd’hui cette Politique Nationale de l’Environnement nécessite d’être revue pour prendre en compte les nouveaux enjeux et les priorités nationales en matière de développement durable, déclinés dans des documents de référence nationale notamment le plan Comores émergeant. Comme tous les pays, à fortiori, les Petits États Insulaires en Développement, l’environnement occupe une place centrale, et est au cœur de plusieurs enjeux majeurs parmi lesquels figurent la lutte contre les effets des changements climatiques, la préservation des écosystèmes, la gestion des risques et catastrophes, la clarification du système foncier ou encore la lutte contre la désertification ».
Et pour sa part, Mme Fenella FROST, Représentante Résidente du PNUD a avancé que : «…disposer d’une Politique Nationale de l’Environnement (PNE) et d’un cadre législatif à la hauteur des enjeux nationaux et globaux, augurent à n’en pas douter, d’une nouvelle dynamique et de l’engagement sans faille des autorités comoriennes, gage de succès pour gagner ce noble combat.
Mais l’on sait que la révision de la Politique n’est qu’une étape d’un très long processus. Il restera beaucoup à faire. Cela demandera l’engagement de chaque Comorienne et Comorien. La vision du Gouvernement telle que évoquée dans le « Plan Comores Émergent », rappelle que les Comores ne pourront jamais émerger économiquement sans adresser ces problèmes profonds ».
La préservation des espèces endémiques et de la biodiversité comorienne constitue un véritable défi dans un contexte insulaire ou la population connait une croissance importante, avec les implications que cela entraine en termes de développement d’infrastructures et de développement économique. Or, la biodiversité joue un rôle très important dans le développement social, économique, patrimoniale, écologique et culturel du pays.
Il a été accepté par les participants que la mise en œuvre de la politique nationale de l’environnement sera donc accompagnée de la mise en place d’un cadre de suivi-évaluation qui procédera à l’évaluation de l’état d’avancement de la stratégie de mise en œuvre chaque, trois ans. Cette actualisation a pu se faire grâce au projet: Appui au Renforcement des capacités de gestion multisectorielle, coordonnée et décentralisée de l’environnement pour atteindre les objectifs des trois Conventions de Rio en Union des Comores (Ancar II) -Financé par le PNUD/GEF.
Mmagaza
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