Le directeur des routes Said Housseine a tenu une conférence de presse le lundi 13 mai dernier dans son bureau à Moroni. Il s’agit de condamner l’acte abominable commis la semaine dernière par un groupe d’individus qui ont brulé une partie de route de la RN2 en chantier dans la région de Mbadjini entre Panda et Mindradou. Selon lui, cet acte indécent ne doit pas se reproduire.
Après les cadres de Mbadjini, c’est au tour du directeur général des routes de condamner ce qui s’est passé la semaine dernière dans la région de Mbadjini. Un groupe d’individus ont brulé une partie de la route de RN2 dans la nuit du jeudi au petit matin du vendredi 10 mai. Un acte qui n’est pas passé inaperçue aux yeux des autorités de cette région qui l’ont condamné fermement. Pareil pour le directeur des routes. Ce dernier a condamné l’acte et annonce que le ministère ainsi que sa direction ont saisi la gendarmerie.
« J’étais à Mohéli dans des travaux techniques et d’observation. C’est la société chinoise chargée de réhabiliter cette route qui a m’a appelé pour me dire ce qui s’est passé. C’est triste qu’après des années qu’on a souffert en termes de routes, des gens ont eu cette mauvaise idée d’aller brûler la route qui est en chantier en plus. Cela peut nous ramener en arrière », déplore Said Oussein. Et d’enchainer : « Alors que le pays a pris une avancée dans ses infrastructures de base, cet acte risque de retarder nos réalisations »
« Il faut que la population comprenne que les biens de l’Etat n’appartiennent pas au gouvernement ni au président. Certes, c’est grâce à l’ambition du chef de l’Etat et son gouvernement mais il le fait pour la population et le développement du pays. Donc, il faut conserver le peu qui est fait, au lieu de le détruire », dit-il.
Et d’ajouter : « Dans les trois îles, toutes les routes sont en reconstruction tandis que d’autres sont en discussion avec nos partenaires pour les réhabiliter. Il est temps de cesser de brûler les routes. J’appelle les communes et les chefs des villages de prendre leur responsabilité afin de mettre fin à ces actes barbares. On peut manifester sans détruire les routes. C’est notre bien à tous », conclut-t-il.
Nassuf Ben Amad
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